‹ Le musée de la conversation: répertoire de citations françaises, dictons modernes, curiositésChapitre 380 sur 434 · GUILLOTINER — HABITUDE · texte numérisé non relu

GUILLOTINER — HABITUDE

jours : (( Je sais qu'on a fait de vilaines farces à bien d^autres. J'ai de la défiance. »

On peut se demander s'il n'existerait pas une autre version du même conte, antérieure à celle d'Eugène Chavette, dont celui-ci aurait eu le tort de négliger certains détails, et non des moins importants.

Quoiqu'il en soit, l'idée première du guillotiné par persuasion semble avoir été empruntée à la Noce et r Enterrement, vaudeville en trois tableaux de Davy (Alexandre Dumas), Lassagne et Gustave (Vulpian), représenté à la Porte-Saint-Martin le 21 novembre 182G. On y voyait un Français qui, débarqué à Malabar, y épouse la fille du gouverneur Aboulifar, y devient veuf, et, d'après les usages du pays, est condamné à être enterré vif avec sa femme, perspective qui lui sourit médiocrement. C'est en vain qu'Aboulifar s'efforce de vaincre ses répugnances instinctives (scène xvi) :

— Ici, lui dit-il, on fait au survivant un convoi magnifique, ce qui flatte infiniment son amour-propre, en ce qu'il a l'avantage de le voir... plaisir dont vous auriez été probablement privé si votre bonne étoile ne vous avait fait débarquer dans cette ile.

FLORiMENT. — Eh bien ! je m'en serais passé.

ABOULIFAR. — C'est un coup d'oeil superbe. Vous verrez le vôtre...

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