‹ Le Musée de ToulouseChapitre 17 sur 19 · I. Description de iS35 : n · texte numérisé non relu

I. Description de iS35 : n

ment composée de rouges amortis, de bleus très bas, de gris chauds et d'un ton lie de vin plusieurs fois répété, elle est d'une harmonie et d'une tenue dont il est impossible à la photographie, même quand elle est aussi bonne que celle de notre ami, de donner une juste idée. La nature arrive, en effet, à des simplifications que les reproductions les plus par-

lETA I3ES BECOIXETS.

faites n'atteignent presque jamais. La tête de la Vierge et celle de saint Jean, si compliquées dans l'image, sont baignées, dans l'exécution, d'ombres blondes d'où émerge discrètement leur visage indécis et doux, et, loin d'être aussi accidentées et aussi fougueuses que dans le cliché ci-joint, les étoffés constituent une masse homogène et foncée dont la tranquille uniformité laisse au cadavre, imprégné de lumière, toute l'importance qu'il doit avoir.

C'est quand un rayon du soleil sur son déclin « sème de trèfles » un des murs de la salle où elle est placée, qu'il faut contempler cette vieille pierre. Eclairée d'un côté par le jour froid d'une fenêtre et reflétée, de l'autre, par la muraille ensoleillée, elle tache le jaune soufre du fond d'un or sombre, dont les contours se glacent de mauve et de gris. Des

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lueurs bleuâtres ti'ès douces, mobiles et lei^ères, efflcLU'ent la tète et répaule de saint Jean, pour s'épandre sur le torse de Jésus et sur le visage de Madeleine. D'autres, toutes dorées, glissent aux longs doigts de la \'ierge et font surgir son lin prolil de l'ombre épaisse de son \'oile. Tout le reste, imperteetions. détails, accessoires, s'abîme dans une buée

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