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LES DONATEURS ET LA DONATION

la veuve du grand amateur qui reçut chez elle Henri II et Tiepolo.

Elle continua l’œuvre commune avec des recherches personnelles :

elle ajouta à la série des tableaux français du xvur° siècle des dessins de

Watteau, de Lancret et de Pater, et un petit groupe de portraits anglais,

qui représentaient avec honneur presque tous les maitres; sans être infidèle à l'Italie, elle étendit ses voyages jusqu'en (Grèce, en Égypte et aux Indes.

En 1902, M'° André acquit des Murat le domaine de Chaalis, voisin d'Ermenonville et du tombeau de Jean-Jacques, et peuplé pour elle de souvenirs : elle y avait été souvent reçue dans sa jeunesse par la châtelaine, M"° de Vatry, qui s'était intéressée à la courageuse artiste. C'était tout un château à meubler d'œuvres d'art: les voyages de M'"° André y pourvurent :

après chaque retour, les caisses étaient charroyées par douzaines à travers les bois et le « désert » qu'avaient foulé les derniers pas du «promeneur soli-

Cliché Bulloz.

WINTERNHALIER: — EDbDOUARD ANDRÉ EN MARÉCGIAL DES LOGIS DES GUIDES.

Peinture (1859).

taire ». L'hôtel de Paris fut quelque peu délaissé. Les fètes ct les récep-

tions ne l’illuminaient plus que par éclairs. Les visiteurs trouvaient les salons du rez-de-chaussée presque vidés de leurs trésors pour faire place à une foule ; ils ne voyaient des salles du premier étage que la porte

fermée : à peine cette porte s’ouvrait-elle, de loin en loin, pour un

Cliché Bulloz.

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