‹ Le Musée Jacquemart-AndréChapitre 35 sur 47 · TIREUSE D ÉPINE, STATUE EN MARBRE PAR J. -B. PIGALLE · texte numérisé non relu

TIREUSE D ÉPINE, STATUE EN MARBRE PAR J. -B. PIGALLE

( 1 1 1 < ornait avant 1702 line pièce d’eau du château de Sceaux). Joséphine la lit porter à la Malmaison en 1807, mais elle ne s’y trouvait déjà plus quand, en 1820, on alla l’y rechercher à la requête du duc de Bourbon, heritier des Coudé. La voici, à jamais fixée dans un musée, qui, comme le Musée Coudé, est légué à l’Institut de l* rance — et c est une conclusion très morale de cette longue histoire.

Le troisième morceau est un buste, très franc d’allure et qui sent son loyal périrai liste, de Gusiaoe, prince royal de Suède (futur Gustave 111), signé et daté 1700. Provenance inconnue.

Un joli buste de femme, enveloppée d’une ample draperie à l’antique, dont l’épaisse chevelure, souple et bouclée, retombe en une triple ondulation sur le cou nu, porte le nom de Pajou et la date 1785.

Nous approchons de la crise du classicisme; mais la bouche, d’un dessin très vivant, et l’air du visage ont encore tout le charme du xvme siècle. Un buste de Piron, terre cuite sans signature, est attribué à Pajou et lui fait honneur, car c’est une forte et parlante effigie; la bouche gourmande et l’œil égrillard, la lèvre inférieure proéminente, le menton un peu lourd, tout est expressif dans ce portrait très français du Bourguignon salé; il ne le cède en rien au buste de Caffieri du musée de Dijon.

Iloudon ne saurai! manquer à une si belle réunion de portraitistes. Je ne dis rien d’un buste anonyme qui lui est attribué et ij ne je crois contestable ; mais, quand il ne serait pas signé

Cliché J.-E. Bulloz.

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