‹ Le musée pittoresque du voyage du TsarChapitre 74 sur 99 · I CORTKCK DU TS AR · texte numérisé non relu

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La réclame, on le sait, s'exerce de trois façons : par les annonces publiées dans les journaux, par les prospectus distribués dan* les rues, par les affiches apposées sur les murs.

Sous ces trois formes, la publicité a revêtu, durant la période des fêtes franco-russes, une allure très particulière.

D'abord l'article « balcons et fenêtres pour bien voir le Tsar », si bien que les petites annonces des grands journaux, au premier rang desquels il faut citer le Figaro, ont alors inauguré des rubriques nouvelles, des titres nouveaux. Un empereur passant à l'état de cortège qu'on va voir défiler, un empereur devenant une curiosité pour les badauds !

Et c'est ainsi que, huit jours durant, l'article tsar,pour employer une expression vulgaire, mais juste, a fait prime.

La caricature s'amusera de ces locations de fenêtres ou de balcons qui, eux aussi sans doute, par la suite, deviendront historiquespuisqu'ils auront vus, du haut de leurs étages, passer le Tsar.

Et elle ne fut point la seule, soit par ses croquis expressifs, soit par ses légendes explicatives. Bons mots, faits

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Réduction de colonne d'annonces du Figaro,

divers, articles de petit et grand reportage, l'actualité journalistique, sous toutes ses formes, a sacrifié à ce « louage de chambres » ordinairement si peu dans nos habitudes.

Les prix, ce fut fantastique ! Ces quelques lignes, empruntées à un journal du matin, constitueront, pour l'avenir, un document suffisant :

« Nous avons eu la curiosité, en sortant de l'ambassade, de nous enquérir du prix de location des fenêtres.

« La concierge de la maison qui fait face au jardin de l'ambassade nous a offert le balcon du quatrième étage au prix de cent francs par personne.

«! Et comme nous lui faisions observer que, d'un quatrième étage, la vue serait difficile :

« — Ne croyez pas cela, nous a-t-elle répondu avec conviction. De ce balcon, on plonge jusqu'au fond de V ambassade.

« Non loin de là, un marchand de vins a installé trois chaises au milieu de sa vitrine, qu'il cédera pour un simple billet de vingtcinq louis, «i

Après les annonces « pour voir le Tsar »., les annonces se servant du voyage des souverains russes comme prétexte à réclame. C'est là un moyen employé depuis un certain temps par les commerçants et qui paraît êlre d'un excellent résultat. Peut-être n'est-ce pas absolument correct, peut-être est-ce une singulière façon de concevoir la liberté individuelle, puisque l'on s'empare de vous, de votre nom, de votre personne et même, nous le verrons tout à l'heure, de votre figure, sans vous demander si cela vous convient ou non ; mais enfin c'est très anglais et, comme tel, très admis.

Donc, comme Boulanger précédemment, comme Li- Ilung-Tschang, tout récemment, comme tous les personnages illustres, comme tous les peuples à la mode, le Tsar, la Tsarine et les Russes se sont trouvés mêlés saus le savoir,

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