SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
aujourd'hui des légendes de S. François. — « Es mains et pieds de sainct « François, dit Fauteur de cet ouvrage, furent faits des doux, soit de « nerfs, soit de chair; lesquels estoient gros et massifs : ils estoient aussi « longs, et passoyent outre les pieds et mains, ayans la pointe recourbée « en façon d'anneau, tellement qu'on y eust pu passer le doigt; ainsi que « monsieur frère Bonauenture, evesque d'Albes, cardinal de la saincte « église romaine, dict l'avoir sceu par ceux qui les avojent ueus et ma- « niez, et ont affermé par serment qu'ainsi estoit. »
A genoux, à côté du pape, est le gardien du couvent, qui lui montre les stigmates; le geste du pape indique l'aveu d'un doute qui se trouve confondu. De l'autre côté du gardien, et aussi à genoux, est un laïc qui doit être le secrétaire du pape, et dont la dévotion paroît égaler l'étonnement de son maître. Derrière le pape sont debout le cardinal Aslergius et un jeune évêque, et à genoux les trois religieux. Le plus avancé porte un flambeau; une lampe brûle au haut de la voûte et éclaire la figure du saint.
Ce tableau est bien composé; on trouve dans plusieurs des têtes quelque chose du genre de vérité du Caravage, quoique le style en soit généralement plus élevé; celles des religieux sont fort belles; le ton des chairs du saint ne diffère peut-être pas assez des teintes de la vie : peut-être au reste est-ce là une des parties du miracle qui paroit avoir été représenté avec une grande exactitude. La couleur du tableau est d'ailleurs belle et vraie. Une des tètes est, dit-on, le portrait de La Hyre; ce doit être celle du jeune évêque, la seule qui puisse se rapporter à l'âge du peintre, qui avoit alors vingt-quatre ans ; comme on en peut juger par la date 1600, inscrite sur la pierre qui porte le saint. (La Hyre étoit né en 1606.) On peut le supposer d'ailleurs par les moustaches et la royale dont se compose la barbe de ce personnage, taillée beaucoup plus selon la mode des jeunes gens du dix-septième siècle que selon le costume convenable à un évêque du quinzième.
aujourd'hui, ne se retrouve peut-être plus que dans 11 primé en partie avec des notes injurieuses, aussi dé- XAlcoran des cordeliers, où les protestans l'ont réim- 1 1 goûtantes que le texte est bizarre et ridicule.
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