UN INTÉRIEUR HOLLANDOIS
landoises, vêtu en satin noir, dans le costume de son temps et de son pays, est assis près d'une table couverte d'un tapis, et sur laquelle on voit une sphère, des livres, et des cahiers', un sablier, une petite statue de Fécorché, et au-dessus de laquelle une fenêtre, ouverte seulement du haut, semble destinée à donner un jour de peintre. La chambre est ornée de tableaux. Le jeune homme, la main droite placée sur un in-4° dont il retourne un feuillet, vient d'interrompre sa lecture comme pour écouter un passage favori que sa femme en ce moment répète apparemment sur le clavecin placé un peu en arrière de Fautre côté de la chambre. Cette jeune femme, d'une taille médiocre, est debout; elle est blonde; sa figure est douce et gracieuse : sa robe, de satin noir, relevée sur une jupe de satin blanc; ses dentelles, les perles qui ornent son cou, annoncent, comme le costume de son mari et Fameublement du cabinet, toutes les habitudes d'une vie aisée et consacrée à de doux loisirs. La disposition des divers objets d'étude, placés dans une même pièce, annonce entre le mari et la femme l'union des goûts et le besoin d'occupations communes. Un petit chien couché sur une chaise au-devant du tableau semble être là comme chez lui, et rien ne permet de supposer qu'il n'y ait pas sa place marquée entre le maître et la maîtresse, auxquels il appartient sans doute également. Ce joli petit tableau est plein de repos à la fois et d'intérêt. Coques étoit renommé par dessus les peintres de son temps pour la vie et le charme qu'il savoit donner aux scènes de famille; et ce mérite, joint à celui de son pinceau, a fort contribué à le faire rechercher. Il jouit de la fortune et de la considération auxquelles lui donnaient droit son talent et son caractère, fut deux fois nommé directeur de l'académie de peinture d'Anvers, reçut du prince d'Orange son portrait en médaille attaché à une chaîne d'or, maria richement sa fille, et mourut, en 1684, à Anvers, où. il fut enterré dans la chapelle de la Vierge de l'église de Saint- Georges, dans le tombeau qu'il avoit fait faire pour sa famille. Sa première femme, le fils et une des filles qu'elle lui avoit donnés, l'y avoient précédé.
Ce tableau est peint sur bois.
„ f Hauteur, 46'*»*.. gmiuim. ^-gpfa.
Proportions. { T
f .Largeur, 00 o =2