LA LEÇON DE BASSE-DE-VIOLE
plutôt des occupations que des actions; ce sont des leçons de musique, des lectures, des soins de ménage, etc.; les attitudes sont tranquilles, les expressions froides : c’est presque toujours dans des détails accessoires, tels que les vêteinens, les tapis, les meubles, etc., que se déploie l’habileté du peintre; ces accessoires sont souvent dépourvus de grâce et de pureté dans les formes; la vérité en est le principal mérite, et ce mérite paraît avoir été l’unique objet des efforts de l’artiste, qui souvent même s’est peu inquiété des personnages pour exercer tout son talent sur une robe de satin ou sur la bigarrure d’un tapis.
G. Netscher est sans contredit un des peintres qui se sont le plus distingués dans ce genre peu fécond, et la Leçon de Basse-de-viole est un de ses plus jolis ouvrages : une jeune femme assise joue de cet instrument; elle a les yeux fixés sur un papier de musique que lui présente son maître placé à côté d’elle : derrière elle est debout le jockey du maître, qui tient le violon avec lequel celui-ci accompagne ses élèves. La tête de la jeune femme a de la grâce et de la finesse; on croit démêler dans celle du maître une expression un peu plus tendre que n’exigeroit la leçon qu’il donne à son écolière : la robe de satin blanc est peinte avec cette légèreté brillante et transparente qu’on retrouve dans la plupart des tableaux de cet artiste ; tous les autres détails sont extrêmement soignés.
Ce tableau faisoit partie de la collection de nos rois.
Proportioms.
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Largeur, o 4’ 3 =i 3
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