‹ Le Musée royal, ou, Recueil de gravures d'apres les plus beaux tableaux, statues et bas-reliefs de la collection royaleChapitre 32 sur 143 · PAR ANNIBAL CARRACHE · texte numérisé non relu

PAR ANNIBAL CARRACHE

Un poète anglais moderne, dans une pièce de vers adressée à un en/ànt endormi , s'^écrie :

Art thou a thing of mortal birth,

Whose bappy home is on our earth?

Does human bloocl -with life embue Those wandering veins of heavenly blue That stray along thy forehead fair Lost ’mid a gleam of golden haïr?

Oh! can that light and airy breatli Steal from a being doomed to death?

Those features to the grave be sent,

In sleep thus mutely éloquent?

Or art thou, what thy form would seem,

The phantom of a blessed dream?

Oh ! that my spirit’s eye could see Whence burst those gleams of extasy!

That light of dreaming soûl appears To play from thoughts above thy yearsj Thou smilest as if thy soûl were soaring To heaven and heaven's God adoring:

And wlio can tell what visions high May bless an infant’s sleeping eye? (i)

« Es-tu un être de naissance mortelle, dont notre terre soit Flieureuse c( demeure ? Est-ce le sang de l’iiomme qui remplit de vie ces veines d’un « bleu céleste qui serpentent avec grâce sur ton front et se perdent sous Il l’éclat de ta clievelure dorée? Cette haleine douce et légère peut-elle « sortir du sein d’une créature condamnée à la mort ? Ces traits qui « conservent dans le sommeil une éloquence muette seront-ils ensevelis « dans la tombe? N’es-tu pas plutôt, comme semble le dire ta beauté. Il un fantôme divin, fruit d’un songe béni du ciel?

Il Ah ! si l’œil de mon esprit pouvoit voir d’où j’aillissent ces rayons K d’une extase céleste! ton âme, dans ses rêves lumineux, paroît s’occu- II per de pensées au-dessus de ton âge; tu souris comme si ton cœur

(i) John Wilson, The Isle of Palms and otlier poems, in-8'’. London and Edinburgb, 1812.

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