UNE RIVIERE COULANT ENTRE DES ROCHERS
entièrement occupé par des rochers qui ne laissent de place sur le devant que ce qu’il en faut pour le passage d’une petite rivière formant une cascade dans le milieu du tableau. A la droite, s’élève le plus haut et le plus escarpé de ces rochers; des chèvres et leur chevrier ont pu seuls le gravir, et les ruines qu’on y aperçoit doivent être celles d’une forteresse, dans le fond, et très rapprochée, une autre masse chargée d’arbres et couronnée d’une fabrique vient se perdre derrière le rocher de la droite et ne laisse pas à la vue une seule échappée. Mais entre ces masses s’élèvent des peupliers d’une végétation brillante et vigoureuse; on voit l’eau y passer, on sent que l’air y circule. Dans les rochers même, plusieurs sinuosités indiquent plusieurs routes où l’imagination se promène, où des eaux tracent leur cours, où des arbres croissent, trouvent leur nourriture , et donnent leur ombrage. Cette rivière , dont le calme annonce qu’elle a passé sans rencontrer d’obstacle, nous transporte, en idée, aux lieux d’où elle vient, à ceux où elle va se rendre ; enfin un rocher plus bas que les autres, placé à gauche sur le devant, cache et fait deviner le chemin par lequel sont arrivés ces pécheurs couchés sur le bord de la rivière; et dans cette enceinte, fermée et rétrécie pour la vue, l’imagination trouve partout de l’espace et des issues.
Proportions.
Hauteur, ^Mnüm.3picd. 3poM« qUs. Largeur, i 37 =4 ^ 4
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