Yu-Kiao-li, traduit par Abel Rémusat
Une estampe représente un imagier d’Yeddo peignant avec deux pinceaux à la fois, tenus l’un par la main droite, l’autre par la main gauche. On peut prendre cette image comme une symbolisation de
Peintres japonais.
Dessin de M. J. Adeline, d’après une image populaire en couleur.
l’art au Japon, de cet art semblable à celui de certains acrobates qui jouent un morceau compliqué de violon derrière le dos. Rutherford Alcock n’a qu’une mince admiration pour cette dextérité et c’est avec une pointe de raillerie qu’il s’écrie : Saluons le génie enthousiaste de la peinture l en parlant d’un imagier japonais qui, non content de
peindre avec un pinceau de chaque main, en tient un troisième à la bouche et se sert en même temps d’un quatrième et d’un cinquième pinceau entre les grands et les petits orteils de chaque pied1.
1. The capital of the Tycoon a narrative of a Three Years Résidence in Japan, par sir Rutherford Alcock.