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Dans sa Théorie élémenUtire de botanique, de Candolle a jiosé les jiremières bases de sa théorie générale sur l’organisation des êtres.
Selon lui, chaque classe d’èlres est soumise â un ])lan général, cl ce jilan général est toujours symétrique. Tous les êtres organisés pris dans leur nature intime sont symétriques.
Mais cette symétrie, comment la déterminer? Elle est rarement le fait (jui subsiste, elle est souvent altérée, et il faut remonter à la symétrie primitive à travers toutes les irrégularités subséquentes. En un mot, la symétrie est le fait primitif, l’irrégularité n’est jamais que le fait secondaire. Par exemple, le fruit du chêne, le gland, n’a jamais qu’une graine, et c’est le type primitif altéré. .Mais, dans la fleur du chêne, Povaire a toujours six graines, et c’est le lyjie primitif retrouvé.
La théorie de de Candolle révèle ù l’observateur un monde nonveau.
En 1815, la Beslauralion ayant fait un crime à de Candolle de la faveur dont il jouissait sous le gouvcrneinenl impérial, de Candolle quitta la France et retourna â Genève. Son retour dans sa patrie fut un jour de fêle. On créa pour lui une chaire d’histoire naturelle et le jardin botani(|ue. En 1827, de Candolle juiblia YOrganographie végétale, et en 18.52, la Physiologie végétale, qui lui valut le grand prix que la Société royale de Londres venait d’instituer.
11 nous reste â parler de son plus important ouvrage, jmblié une première fois sous le litre de : Systema naturale regni vegctabilis. Recommencé en 182-i sous une forme plus abrégée, il prit h; litre de : Prodromus systematis naturalis regni vegetabilis. Quatre-vingt mille plantes y sont rangées dans un ordre admiraljlc, c’est-à-dire dans l’ordre meme de la nature; chacune s’y trouve indiquée avec ses caractères, s(.'s rapports, sa description entière; tout dans celle description est d’une précision de détail jusque-là sans exemide; l’auteur a laissé cet immense ouvrage inachevé, et pourtant il SC compose déjà de sept énormes volumes de sept à huit cents pages chacun.
La imissancc de tète que snpjiosent d’aussi grands travaux n’honorc pas seulement celui en qui on l’admire, elle honore l’espèce humaine entière; la force de l’homme en paraît jdus grande.
Les travaux de de Candolle marquent dans la botanique une époipte nouvelle.
Tournefort ayant constitué la science, Linné lui ayant donné une langue, les deux Jussieu ayant fondé la méthode, il ne restait qu’à ouvrir à la bolaniciuc l’élude des lois intimes des êtres; c’est ce qu’a fait de Candolle.
Il est le seul homme depuis Linné qui ail embrassé toutes les parties de celte science avec un égal génie.
Il mourut le 9 sejilembrc 1841. Scs dernières jiaroles furent celles-ci : Je meurs sans inquiétude, mon ftls achèvera mon ouvrage.
phk.mikmi-:
Do Candolio aiipartonaii toutes les académies savantes (lu monde. Il lut inscrit, en 1814, sur la liste des huit associi's étrangers do rAcadémic dos scionc(>s do Paris, liste (|ui s’ouvre par les noms (le No\vt(jn et du c/.ar Pierre, et (pii depuis bientôt deux siècles n’a eu aucun teni]is dégénéré de cette )tremi(Te splendeur.
.M. Flourens, secrétaire peri»étuel de l’Acaùé-
p.MniK.
mie dos sciences, a prononcé, le 2 décembre 1842, l’éloge de de Candolle en séance publhpie; c’est ce rernanpiable travail ipii nous a servi à donncT sur (le (Jandolle les détails (pii préc(Hlenl, et nous ne pouvons (pi’engager nos lecteurs à recourir à cet éloge lnstori(pie ipii est suivi d’une liste complète (les ouvrages de de Candolle.
Al)A>SO>
Michel An .VN SON, membre de rinstilut et de la Légion d’honneur, memhn' élrangm- de la Société royale de Londres, ci-d('vant jiensionnaire de l’Académie des sciences et censeur royal, naquit à Aix en Provence, le 7 avril 1727, d’une famille écossaise (pii s’était attachée au sort du roi Jaciiues. Son p(‘re, écuyer de .’ll. de Vintimille, arch('V(H[ue d’Aix, suivit ce prélat lorsqu’il fut nommé archevêque de Paris, et amena avec lui dans la capitale le jeune .Michel, alors Agé de trois ans. M. Adanson le père avait encore quatre autres enfants et n’était |ias riche, mais la protection de rarchevê’ipic l’aida dans leur ('diication ; chacun d'eux rei.'iit un juPit héiiélice, et .Michel Adanson en particulier eut, à l’âge de sept ans.
un canonical cà Cham|tcaux en Brie, qui servit <à payer sa pension au collège du Plessis.
Beaucoup de vivacité dans l'esprit, une mémoire imperturbable et un ardent désir des premiers rangs, c’(>n était plus qu'il ne fallait pour avoir de grands succès au collé'ge cl pour être montré avec conijilaisance dans les occasions.
Le célèbre obseï valeur anglais, Tuhervillc Ncedhani, renommé aloisi par les faits nombreux et singuliers (pie ses microscopes lui avaient fait découvrir, assistait un jour aux exercices publics du Plessis; frappé de la manière brillanlo dont le jeune Adanson les soutenait, il demanda la permission d’ajouter un microscope aux livres que PiToIier allait recevoir en prix, et en le lui