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Le Dattier {Phœnix dactylifera) est le plus utile des arbres de la famille des Palmiers; dans cette famille de Monocotylédones, les étamines et les pistils habitent ordinairement des (leurs différentes; le calice est à trois folioles, la corolle a trois pétales ; il y a six étamines , le fruit est d’abord à trois loges , qui se réduisent par avortement à une seule , contenant aussi le plus souvent une graine unique.
Le Dattier se cultive particulièrement dans cette partie de la Barbarie connue sous le nom de Bilidulgerid ou pays des Dattes. Les naturels fécondent artificiellement leurs Dattiers, en secouant sur les arbres à pistil les branches d’un autre arbre chargé d’étamines. Le Cocotier {Cocos nucifera) , dont vous avez pu voir un jeune individu dans la serre Philibert, est un Palmier qui croît en Asie et en Amérique. Ses fruits ont le volume de la tête de l’homme ; ils sont enveloppés par un brou filandreux ; sous ce brou est une noix dure , percée à son sommet de trois trous ; l’amande est creuse , et se compose d’une chair sucrée, au milieu de laquelle est un lait du même goût; cette matière, dont une moitié est liquide, et l’autre solide, n’esl autre chose que cet aliment supplémentaire dont je vous ai déjà souvent entretenu, et qui doit nourrir la jeune plante , dont les proportions sont trèsexiguës dans la graine du Cocotier. Les autres Palmiers sont le Sabal umbraculifera, ou arbre à parasol; le Latanier de Bourbon; VArec cachou, qui croît aux Indes et à Ceylan , et dont l’amande a une saveur âpre et astringente: elle entre dans la composition du Bétel, pâte formée de chaux vive, de feuilles de Poivre et de graines d’Arec , que les Indiens mâchent continuellement pour exciter la salivation; ils se présentent mutuellement de cette pâte dans leurs visites, comme en Europe nous offrons du tabac aux personnes de notre compagnie.
Enfin, le plus élevé et le plus élégant des arbres do l’Amérique, est VArec légume {Areca oleracca) , qui fournit au centre du bouquet de feuilles terminant sa tige, un bourgeon tendre et succulent : ce bourgeon a la saveur de l’Artichaut , et on le mange aux Antilles sous le nom de Chou-Palmiste.
Ces fougères arborescentes sont VAneimia laciniata , dont la fructification est disposée en grappe, comme dans les Osmondes ; et le Polypodinm corcorflrfense , rapporté tout récemment du Brésil par MM. Guillemiu et Iloullet.
Le Caïnito {Chysophyllum macrophyllum) est un grand et bel arbre des Antilles, dont le fruit renferme une bulbe agréable; le Dragonnier {Dracæna draco) est un arbre gigantesque des îles Canaries, dont le tronc a souvent plus de quatre-vingts pieds de cü’conférence.
Nous voici au bord d’uii petit bassin que protège une élégante naïade de marbre; dans ses eaux tièdes vivent le Pontederia crassipes , de la famille des Narcisses, le Limnorharis, le Nymphœa lotos, et le Nyrnphæa azuré; mais la plus intéressante, sinon la plus belle de toutes cos plantes aquati<iues, est le Vallisneria spiralis : les étamines et le pistil ne sont pas réunis dans une même (leur ; la fleur femelle a une longue tige roulée en spirale, qui naît d’une touffe de racines attachées au fond de l’eau, et est entourée de feuilles allongées , d’un beau vert presque transparent ; les fleurs à étamines ont un pédoncule très-court, et sont groupées autour d’un axe enveloppé d’une bractée; à l’époque de la floraison, le pédoncule de la fleur femelle allonge sa spirale, et la fleur vient flotter à la surface de l’eau, où vous pouvez voir les six pièces trèspetites que forment, sur deux rangs, son calice et sa corolle;
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alors las flours nuMes se détaclient do leur axe, ouvrent la bractée qui les enveloppe, et vionneut vopuier autour de la Heur à pistil , (lu’ils ne tardent pas à saupoudrer de leur pollen ; après cette fécondation merveilleuse, la fleur femelle resserre sa spü-ale, et descend au fond de l'eau, pour y mûrir ses graines.
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Ces Serres, qui existent depuis 1830 , occupent l’emplacement des anciennes Serres, construites successivement par Fagon,Buffou et Bernardin de Saint-Pierre, <jui fut, comme vous le savez, le dernier intendant du Jardin. Elles sont à doux étages, et chaque étage se divise en trois compartiments. L’étage inférieur est entretenu à une température plus élevée que le supérieur, \ isitons d’abord l’étage inférieur : dans le premier compartiment, nous trouvons 1e Stephanolis floiibunda, Apocyuée à fleurs blanches et odorantes ; le Cleroden drum squamatum, Verveine de la Nouvelle-
Uollando, dont les fleurs blanches ou roses naissent, trois par trois, à
l’aisselle des feuilles ; la Passiflore qîiadrangulaire, dont le fruit est très-volumineux ; le Jatropha rna- 7iihol , Euphorbiacée amé-
, . , , , r. I. r. nODEXIlBOM.
ncaine , dont toutes les parties sont âcres , excepté 1a racine , qui fournit abondamment une fécule que vous connaissez sous le nom de Tapioka. Ensuite viennent le Figuier à stipules , qui garnit les gi’ottes et les murailles ; la Poincillade {Poincinna pulcherrima) arbrisseau de la famille des Légumineuses , (jui croît aux Antilles , et dont les feuilles et les fleurs sont employées parles indigènes dans leurs maladies; le Roucouger ( Riœa orellana ) , belle Liliacée de l’Amérique méridionale , dont les semences sont entourées d’une pellicule rougeâtre, trèsréi)anduc dans le commerce sous le nom de Rocou, et fort usitée dans la teinture en rouge; le Ravenala de Madagascar {Vrania madagascariensis) , (pii a les feuilles du Bananier avec le tronc d’un Palmier, et croît dans les marais à Madagascar, où ses feuilles servent à couvrir les maisons, les pellicules de ses semenciîs
jatropih ^ l’huile, et ses semences elles-mêmes
à prc'pürer une l.ouillie tocul.nlo ; le Colonier arborescent (Ums^ium arborevm) ; le Pilança.
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