‹ Le muséum d'histoire naturelleChapitre 58 sur 100 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Pins tard, après divers événements qui (limiiuièreut le nombre des animaux, attendu qu’on fut obligé, en 1799, par exemple, d’en tuer une partie pour nourrir les plus précieux , la Ménagerie reçut en 1800, moyennant une somme de 17,500 francs, iin envoi (pie lui lit l’Angleterre do (leux Tigres mêle et femelle, d(>ux Lgnx aussi mêle et femelle, un Mundril , un Uopard, une Panthère, une Ilyèiie, et (luehiues Oiseaux. En 1801 , le plan de la Mt'nagerie fut d(5linitivement arrêté , l’on ac(}uil (|u(>l(jues chantiers situés sur lu Seine et l'on fit (|uel(]ues nouveaux parcs et de nouv(;lles cabanes pour les Daims, les Axis, les Cerfs, les RoiKiuelins, les Mérinos, le Cnou, les Kanguroos. En 1810, la ménagerie du roi de Hollande vint donner au Jardin un complément de vingt-(piatre animaux, (|ui constituèrent enfin la Ménagerie.

Successivement de nouvelles ac(iuisitions lui donnèrent toute l’étendue et l’importanco qu’elle possède actuellement.

Au Muséum, les animaux vivants sont groupés par catégories, et pour ainsi dire par familles ^ naturelles. A la Singerie , on met les Singes et les Makis; au bâtiment [)Ius rapproché de la Seine, les Animaux féroces , c’est-à-dire les Mammifères carnassiers. Quebjues Ours, insensibles à nos variations de température , habitent dans de grandes fosses. Des Lions , d(.*s Panthères, etc., ne pourraient pas y vivre en toute saison; (,*t d’ailleurs, il serait impossible de les y retenir, car leur grande agilité leur permettrait bientêit de s’échappr.-r. I.a Ilotonde, (pPon pourrait app(>ler le point central de la Vallée suisse, en est aussi la construction la plus considérable et la mieux conçue; elle donne asile aux i)lus grands animaux : l’Èléphant, les Pachydermes et les Ruminants. Diverses espèces la (luittent i»endant la belle saison et vont occuper les parcs; cette faveur est plus particulièrenuMit réservée à celles de l’Inde, do l’Afrique ou de l’Amérique méridionale, aux(]uelles les chaleurs de l’été rappellent leur i)atrie; pendant l’hiver ces animaux reviennent à la Rotonde. Mais les [)arcs ont, comme les fosses, des habitants (pii ne les quittent pas plus en hiver qu’en été. Tels sont les Cerfs de Virginie, les Axis de l’Inde, dont les espèces peuvent être regardées comme acclimatées chez nous, et divers autres (pii nous viennent des pays froids, comme le Renne, l’Élan, etc.

Des jiarties non moins essentielles de la Ménagerie sont : la Volière du nord, oii l’on met lirincipalement les Oiseaux de proie et les Perroquets; la Faisanderie , où sont les Faisans, qui lui ont donné leur nom, les Poules do diverses races, les Pintades et les autics Callinacés. Les Autruches, les Casoars et (luekpies oiseaux de grande taille occupent une fabri(pie spi;ciale, subdivisc’e en plusieurs compartiments; deux endroits, pourvus d’une pièce d’eau, sont le séjour des espèces aquatiques ou de rivage : c’est là ([ue l’on voit les Cygnes, les Oies, les

Canards de diverses sortes , les Grues, les Cigognes, etc.

Les ïïeplUes habitent le local autrefois réservé aux Singes. Quoique placé en dehors de la Vallée suisse, il en est très-pim éloigné.

La Ménagerie n’a pas de chef spécial comme la bililiothèipie ou les galeries d’histoire naturelle; elle est placée sous la direction immédiate des professeurs de zoologie chargés de l’enseignement relatif aux animaux qu’on y conserve : M. Isidoiie GEOFnioY-SAiM'-lln.AiiiE, pour les Mammifères et les Oiseaux, et M. Duméhii. , pour les Reptiles. Les aides naturalistes de chacun de ces professeurs, MM. Florent Prévost et Aug. üurnéril , sont chargés de les seconder.

On pourrait écrire et même on a écrit, au grand profit de l’Iiistoiro naturelle, plusii'urs volumes sur la Ménagerie du Muséum. Mais comimnit la dépeindre en un seul chapitre? comment raconter en quokiues pages ce que la science moderne lui doit de connaissances positives et d’applications utiles? La description pure et simple de ses habitants est déjà un travail

d’une assez grande étendue; et, comme on a soin de faire figurer dans la belle collection des vélins conservés à la bibliothèipie du Muséum toutes les espèces remaniuables (pii s y succèdent, et, le plus souvent, d’en publier la description, riiistoire détaillée de la Meiiagerie entraînerait celle d’une branche iiuftorlante de la zoologie , depuis le commencenieiil du

dix -neuvième

siècle. Fnkléric. Cuvier a déjà donné la plus grande partie de ces matériaux

Ml

MÉNAGEHIE.

dans V Histoire naturelle des Mammifères , publiée par lui et Étienne Geoffroy-Suint-Hilaire, qui, depuis la fondation du Muséum jusqu’en 1841, a occupé la chaire de mammalogie et d’ornithologie de ce magnifl(iue établissement. Avant l’ouvrage dont il vient d’être question , Lacépéde, G, Cuvier cl E. Geoffroy, avaient commencé, sous ce titre : La Ménagerie du Muséum national d’histoire naturelle, ou les Animaux vivants, un livre avec figures peintes d’après nature par Maréchal , et gravées par Miger. Le nom de Maréchal est devenu célèbre par les beaux dessins d’animaux qu’il a faits, d’après des individus vivants à la Ménagerie. Huet a continué avec talent ce travail, aujourd’hui confié à plusieurs artistes d’un grand mérite. Parmi ces derniers, M. Werner est celui qui a fait, soit pour M. F. Cuvier, soit pour la collection des vélins, le plus grand nombre de peintures nouvelles.

L’administration du Muséum acliète les animaux intéressants qui lui sont proposés, ou dont elle a eu connaissance; la Ménagerie s’enrichit aussi fréquemment de dons, et, dans ce cas, on a soin de conserver le nom des donataires; tant que l’animal offert au .Muséum fait partie de l’établissement, ou, après sa mort, lors(iu’il a été préparé par les galeries d’histoire naturelle, une étiquette spéciale rappelle cet acte de générosité. Parmi les amis ou protecteurs des sciences auxquels la Ménagerie doit des espèces rares, nous citerons quelques voyageurs naturalistes : Pérou et M. Lesueur, Leschenault, Milbert, M. Dussumier, M. Gaimard. Des princes français de plusieurs familles ont également fait à la .Ménagerie des offres précieuses; et, à diverses époques, des princes africains, le pacha d’Égypte, l’empereur de Maroc, .\bd-el-Kader, ont adressé au gouvernement de§ animaux remarquables, et dont la Ménagerie a été aussitôt gratifiée. C’est au pacha d’Égypte (juesont dus l’Éléphant d’Afrique et la Girafe.

Tout ce que nous allons dire sur la .Ménagerie ne saurait se rapporter exclusivement à son état présent. Si nous nous bornions aux individus que la Ménagerie possède au moment où nous écrivons ces lignes, peut-être que dès demain plusieurs auraient fait défaut. Ce n’est pas qu’elle n’ait un fond de représentants sur leciuel on ne puisse toujours compter : .Macaque, Sapajou, Lion, Panthère, Ours, Hyène, Chacal, Agouti, Dromadaire, Autruche, etc., etc.; ces espèces s’y voient en tout temps, et toujours en bonne santé, car il est si facile de se les procurer, (lue la substitution d’un individu à un autre est à peine sensible. On a déjà beaucoup parlé de ces différents animaux , qui forment le vulgaire des .Ménageries européennes, et nous ne nous arrêterons pas à les décrire une fois de plus ; nous [)référons mettre sous les yeux du public l’état des Mammifères (pii ont vécu à lu Ménagerie , d’après un important document que nous devons à l’obligeance de .M. le Professeur Isidore Geoffroy-Saint-lIilaire; cet exposé fera mieux comprendre (lue tous les éloges possibles combien l’administration a mis de soin à réunir les animaux rares et précieux auxciuels elle a eu seule en Europe le privilège de donner une Iiospitalité, (jui n’a pas été sans résultat pour les améliorations de race et les éludes physiologiques et anatomiques.

I/a Ménagerie des .Mammifères, Oiseaux et Reptiles, contient en ce moment onze cents individus vivants. On trouvera dans les [)arties spéciales do cet ouvrage les monographies de chaipic espèce intéressante; il nous suffira donc de les désigner ici en renvoyant nos lecteurs aux autres volumes des Trois Lègues de ta Aalure.

AINIMAUX DK LA SIÎSGKIUK.

Tout le monde connaît aujourd’hui la définition caractéristique des MAMMirènES : (( Animaux pourvus de mamelles au moyen desquelles ils allaitent leurs petits. » On sait aussi (jue la dénomination de Quadntpèdes vivipares, donnée [>ar Lacépéde à ces animaux, a dû être i(“jetee , parce im’il y a dans celU? classe certaines faniilli's ipii sont mannnifères et vivi- {)an;s sans être (piadrnpèdes. De ce nombre sont les Lamentins et les Célacc'cs.

DKLXifcilK PAin'lK.

Les SINGES <ii)parliennent au premier ordre des Mammifères. Ce sont les animaux <jui so i-npproclienl le plus de l’homme par la nature de leurs actes et par leur conformation.

liOs Singes et les autres ('spèces (jui constituent avec eux ce premier ordre de la classe des Mammifères, ont reçu de beaucoup de naturalistes le nom de Quadrumanes, c’est-à-dire animaux à quatre mains. En effet, 1e Chimpanzé, le (lorille, l’Orang-Outan , les Guenons, les Macafiues, etc. , ont, comme riiomme, le pouce des mains susceptible de mouvements assez variés, et opposable aux autres doigts, ce (pii est le caractère d’une main , et, do plus, le pouce do leurs pattes de derrière a la même disposition ; ainsi leurs (luatre extrémités sont (•gaiement terminées par des mains. Mais le pouce des mains de devant est si petit, (jue beaucoup de Singes se servent moins adroitement do leurs mains antérieures que de leurs pieds ou mains postérieures , et nu'lme, chez les Primates d’Améri(iue, le pouce des membres antérieurs prend la direction des autres doigts , presque au même degré que dans la patte d’un Ours. La dénomination de Quadrumanes devient dès lors fautive.

Les Mammifères de cet ordre sont incontestablement les premiers d’entre les animaux après l’homme; aussi le mot Primalès ou Primats , qu’employait le célèbre Linné avant qu’on eût adopté celui do Quadrumanes , leur convient-il beaucoup mieux (jue ce dernier. On peut dire que, sous le rapport de l’intelligence et de l’organisation, tes Singes et autres animaux qualifiés comme eux de Quadrumanes, forment l’élite du règne animal.

L’élégante construction élevée à la Ménagerie pour y placer les Primates , et que l’on désigne, à cause de sa destination même, par le nom de Singerie, nn'Tite donc la première mention 27 du plan) .

I.es espèces de l’ordre des Primates sont toutes étrangères à l’Europe. Le Magot seul se trouve en petit nombre sur le rocher de Gibraltar. Les anciens les ont [)cu connues, bien (pie du temps des Grecs et des Romains on eût déjà conduit à Athènes et à Rome une partie des espèces (]ui vivent dans le nord de l’Afrique et peutêtre dans l’ouest de l’Asie. Doués d’une

intelligence très-mobile, les Singes sont suscejitibles de (gielquo éducation; mais cest dans e jeune âge seulement (jue l’on jtcut les dresser. Les femelles , dont le caractère est plus doux que celui des mâles, restent plus longtemps soumises. Les Singes que les bateleurs ont avec eux, sont le plus fré(juemmcnt le Macaque, originaire de l’Inde, et le Sapajou, qui vient d’Amériijue.

Les Primates vivent aussi bien dans l’ancien monde, Asie et Afri(jue, que dans le nouveau; mais aucune des espèces américaines n’existe naturellement dans l’ancien continent , et celles de cette partie du globe ne se rencontrent point en Amérique. 11 y a même, au sujet de la répartition géographique de ces animaux, un fait plus curieux encore, remar(puî par Ruffon et Daubenton. Les Singes d’Asie et d’Afrique, (|Uoi(jue se rapportant à jdiisieurs genres, appartiennent tous à la même famille naturelle; tous ceux de rAinériquo sont également d une famille à part, et se distinguent de ceux de la famille j)récédente par des caractères parfaitement tranchés. On donne aux premiers le nom de i’ithèqces (en latin, Pithecus) ou Singes de l’anci(jn monde, et aux seconds celui de sapajous {Cebus). Lue troisième famille de Primates est celle des makis, confinés dans l’île de Madagascar, qui ne possède aucune espèc.e d(! vrais Singes. On trouve aussi quehjues espèces, voisines des Makis, dans les jiarties les

plus chaudes de l’ Vfriijue et de l’Inde.

MÉNACKMIK. — AI \ AIM 1 Fi*: UES.

PRIMATES ni- QUADRUMANES

l«' Famki.e — LES SINGES — SIMIWÆ

SINGES DE LA PREMIÈRE TRIRl!

Los PiTuÈQUES, OU les Singes de l’ancien continent, ont le m^me nombre de dents ([uo l’homme , et ces dents affectent la mf*me répartition : deux incisives , une canine et cimi molaires de chaiiue côté de chaque mâchoire. Quelques-uns manquent de queue, et chez ceux qui en présentent , cet organe n’est jaunis susceptible de s’enrouler autour des corps pour aider l’animal à les saisir. La séparation des narines [>ar une cloison très-mince est encore un des signes caractéristiques de cette famille. Los Pitlièques sont les plus intelligents , mais aussi les plus redoutables d’entre les Singes, tant ils sont parfois robustes, défiants et malintentionnés.

La Alénagerie a déjà possédé une grande partie des espèces connues de cette famille, et, sauf les Gorilles, originaires du Gabon, et les Colobes, naturels de l’Afrique inter-tropicale, elle a eu des représentants de tous les genres dont se compose la série des Pitlièques.

Genre TROGLODYTE {Troglodytes). — Troglodyte Chimpanzé {Troglodytes niger), — Geoffroy-Saint-Ililaire, — de l’Afrique or.cidentalc.

C’est de tous les Singes celui qui ressemble le plus à l’homme par son extérieur. Il est presque taillé sur le même modèle, mais ses oreilles sont beaucoup plus grandes et en partie débordées; son nez, au contraire, est presque nul; ses cheveux, ou plutôt les poils semblables à ceux du corps ({ui couvrent sa tête, sont dirigés du front vers l’occiput et sa station bipède paraît des plus embarrassées si on la compare à la nôtre.

Trois individus de cette Espèce, qui habitent la région occidentale et l’intérieur de l’Afrique, ont vécu à la Alénagerie, l’un en 1837-38, un autre en 1819 (donné par AI. le colonel IJertin- Duchâteau), le troisième en 1852-53, encore vivant.

Un autre individu avait antérieurement été observé au Aluséum par Buffon, sous la fausse dénomination d’Orang-Outan. Il est constant que c’est bien du Chimpanzé qu’il a voulu parler. La peau et le squelette qui font encore partie des collections, ne laissent aucun doute à ce sujet, a L’Orang-Oulan que nous avons vu , dit-il , marchait debout sur ses deux pieds, même o\\ portant des choses lourdes ; son air était assez triste, sa démarche grave, ses mouvements mesurés , son naturel doux et très-différent de celui des autres Singes. Le signe et la parole suffisaient pour le faire agir. Nous avons vu cet animal présenter la main pour reconduire les gens qui venaient le visiter, se promener avec eux et comme de compagnie; nous l’avons vu s’asseoir à table, déployer .sa serviette, s’en essuyer les lèvres, se servir de la cuiller et de la fourchette pour porter à. sa bouche, verser lui-même sa boisson dans un verre, le choquer lorsiiu’il y était invité, aller prendre une tasse et une soucoupe, l’apporter sur la table, y mettre du sucre, y verser du thé, le lais.ser refroiilir pour le boire, et tout cela sans autre instigation que les signes ou les paroles de son maître, et souvent de lui-même. Il no faisait do mal à personne , s’approchait même avec circonspection , et se présentait comme pour demander des caresses. Il aimait prodigieusement les bonbons : tout le monde lui en donnait, et comme il avait une toux fréquente et la poitrine attaquée, cette grande quantité de choses sucrées contribua sans doute à abréger sa vie. Il ne vécut à Paris qu’un été et mourut fhiver suivant à Londres, Il mangeait presque de tout; seulement il [iréférail les fruits

DHL \l KM K l'MITIK.

Tiiftrs et secs ù tous les autres aliments. Il buvait du viu, mais eu petite quantité ; il le laissait volontiers pour du lail , du thé ou d’autres li(jueurs douces. »

^ Le Chimpanzé de 1837 était un animal fort doux, assez docile et très-intelligent; mais il n’avait pas été aussi bien élevé que celui de l’intendant du .fardin des Plantes; et quoiqu’il reçut des visites des personnages les plus éminents, il vivait modestement dans une des tra- >ées de la Rotonde, n’ayant fort souvent fiour toute société qu’un chien ou un chat.

Au rapport do M. Broderip , naturaliste anglais , un jeune Chimpanzé , qui a vécu quelque temps a Londres, était aussi un animal fort remarquable par son intelligence.

(( Dès qu’il fut devenu un peu familier avec moi , dit ce savant, je lui montrai un jour, en jouant, un miroir, et je le mis tout à coup devant ses yeux. Aussitôt il fixa .son attention sur ce nouvel objet, et passa subitement de la plus grande activité à une immobilité complète : il examinait le miroir avec curiosité, et paraissait frappe d’etonnement; ensuite il me regarda, puis porta de nouveau les yeux sur la glace, passa derrière, revint par devant; et tout en considérant son image, il cherchait, à l’aide do ses mains, à s’assurer s’il n’y avait rien derrière le miroir; enfin il y appliqua ses lèvres. Un sauvage, d’après les récits des voyageurs, ne fait pas autrement dans la même circonstance. »

Le Chimpanzé actuellement vivant à la Ménagerie est jeune et de petite taille; il est timide et extrêmement doux; la cage dans laquelle il est enfermé est de dimension assez grande et permet d’oh.server sa démarche; il .se tient rarement debout sur les deux pattes de derrière, et lorsqu’il veut aller prendre un objet qu’on lui présente à l’autre extrémité de sa cage, il préfère saisir une corde et traverser la distance par un saut rapide plutôt que de courir comme le ferait un véritable bipède.

Genre OR.VNG {Simia). — Orang bicoi.or {Siniin hicolor), — Isidore Geoffroy-Saint- Ililaire, — de Sumatra.

Espèce voisine , mais distraite de l’Orang-Outan ; établie d’après un individu qui a vécu en 183G-37.

L’Orang-Outan n’a été vu vivant en Franco (pie pondant le dix-neuvième siècle. Quatre individus ont été amenés à Paris : 1" une jeune femelle de Roméo, offerte, en 1808, à l’impératrice Joséphine par M. Decaen, et qui a fait partie de la ménagerie de la Malmaison, où elle est morte cin(] mois après .son arrivée; 2" un autre qu’on montrait dans la rue Saint- André-de.s-Arcs , en 1809; 3” le jeune mâle de Sumatra, qu’on a vu au Muséum depuis le mois de mai 1836 jusqu’au commencement de janvier 1837, époque de sa mort; 4" un .sujet également jeune , et postérieur au précédent, qui appartenait à la direction du Gir(jue-01ympi(jue. On avait d’abord eu l’intention de le faire jouer avec les autres singes qu’on a vus sur ce théâtre, mais il n’a même pas débuté.

Tous ces Orangs étaient jeunes, ainsi que ceux qu’on a vus en Angleterre, et les quatre ou cinq Chimpanzés amenés vivants en Europe. L’intelligence de ces animaiix est des plus souples, et, dans le jeune âge, leur caractère se distingue par une douceur et une gaieté qu’on pourrait appeler enfantine. Mais il n’en est pas de même des adultes, dont la brutalité se développe à l’égal de leurs forces phy.si(pies, et les rend véritablement indomptables. Aus.si n’en a-t-on jus(}u’ici conservé aucun vivant.

Jack, l’orang-outan du Jardin des Plantes, était remarquable par sa douceur, par son amabilité, et par un mélange de manières à la fois gauches ou intelligentes, selon que les actes qu’on voulait lui faire accomplir étaient plus ou moins en rapport avec la nature de son organisation, Il aimait beaucoup à jouer, surtout avec les enfants , et il vivait en quelque sorte familièrement avec son gardien, se conformant au régime du petit ménage qui l’avait accueilli, et .subissant tour à tour les réprimandes ou les caresses de son tuteur, selon qu’il s’était bien ou mal conduit. Jouait-il avec brusquerie? avait-il été gourmand? ou bien essayait-il de briser les vitres de son logement, ou de mordiller, comme un jeune chien, les personnes qui le vLsilaient? Une cometion sévère lui était administrée, et il la recevait, sinon do bonne

M É A G K n 1 E . — M A Al ;\1 1 F 11 E S . 1 1 '>

grâce, du moins avec résignation; cachant sa figure dans ses mains, dès qu’on le menaçait, et versant des larmes quand on employait les coups. Il grimpait avec facilité à une coide placée dans son logement. Lorsqu’il s’assoyait, il croisait les jambes comme le font les Turcs et les tailleurs; et, dans cette attitude, sa physionomie ressemblait assez bien à celle des petites figurines indiennes appelées magots de la Chine.

Il mangeait assez proprement; et, suivant la nature des aliments, il se servait de la cuiller ou de la fourchette. Ici, comme dans presque tous ses actes, on reconnaissait des preuves do son intelligence. Nous n’en citerons qu’une : un jour, on lui avait apporté pour déjeuner de la salade, que sans doute il trouvait trop vinaigrée; l’idée lui vint d’ôter un peu de vinaigre en frottant la salade sur les poils de son bras; mais ce moyen ayant été infructueux, il prit les feuilles et les pressa l’une après l’autre entre les plis d’une couverture qui lui servait de tapis.

Cet animal était curieux et gourmand ; les nombreuses corrections de son gardien n’avaient pas tardé à lui montrer qu’il devait etre un peu plus reserve; aussi executait-il ses petits coups lorsqu’on ne faisait pas attention à lui. 11 ne pouvait rester seul : le voisinage d’un chien rendait d’abord son isolement moins triste; mais il s’en fatiguait promptement. Il lui fallait la société des hommes , et quoiqu’il affectionnât de préférence un petit nombre de personnes qu’il voyait frécjuemment, il se liait néanmoins fort aisément avec tout le monde.

Les Orangs adultes sont essentiellement tristes et paresseux, et leur démarche a quelque chose de grave. On suppose ([ue la durée de leur existence ne dépasse pas quarante ou cinquante ans.

Le travail de la dentition, toujours pénible chez les animaux captifs, n’a pas permis aux Orangs-Outan que l’on a pu se procurer, d’arriver à l’âge adulte. 11 en est ainsi de presque tous les Singes de nos Alénageries que l’on a pris jeunes, et même de beaucoup d’autres animaux. La dentition des Orangs et des autres Singes de l’ancien monde suit les mêmes pliases que colle de l’espèce humaine.

Genre GIIIIJON (Ilylobales). — Gibbon cendré {Hylobales leucîscus), — Kühl, — de Java et de Sumatra.

Gibbon en deuil [Hyl. funereus), — Geoffroy-Saint-Hilaire, — (Espèce établie d’après cet individu).

Indépendamment de ces deux individus qui ont existé dans la Ménagerie, on en a vu un autre, il y a une dizaine d’années, dans un des cafés du boulevard du Temple, à Paris, et la liberté dont on le laissait jouir permettait au public de constater l’agilité de ses mouvements. Los Gibbons sont construits sur le même modèle que les Orangs. ils sont destinés, comme ceux-ci, à vivre sur les arbres; leurs membres antérieurs sont fort longs, et les postérieurs proportionnellement assez courts. Ils n’ont pas autant d’intelligence que les Orangs; mais, en grandissant, ils conservent des mœurs plus douces, et jamais ils ne présentent le caractère brutal de cos derniers. Ce sont, en somme, des animaux fort tristes, et dont la démarche à terre est assez embarrassée; ils ne montrent de l’agilité qu’en grimpant sur les arbres ou on s’élançant d’un point à un autre; il paraît même que sous ce rapport ils sont bien supérieurs aux Orangs. Un des traits dominants de leur caractère est l’affection qu’ils portent à leurs petits.

On n’a encore trouvé d’Orangs qu’à Sumatra et à Bornéo. Les Gibbons existent aussi dans ces deux îles, et de plus à Java , à Célèbes, etc., ainsi que sur une partie du continent indien.

Pjuffon a observé vivante une des espèces du genre Gibbon.

Les Singes qui précèdent n’ont pas d’apparence de queue, et leurs vertèbres caudales constituent, comme chez l’homme, un petit coccyx caché sous les téguments. Ce caractère, et quelques autres encore, tels que l’élargissement do leur sternum, la forme tuberculeuse de leurs dents molaires, etc., les ont fait considérer comme les plus semblables à notre espèce et nommer anthropoviorphes. Linné les plaçait même dans le genre Homme. Après eux , nous devons parler des autres Singes qu’on voit à la Ménagerie, et d’abord des Semnopitiiéques.

nF.UXlfc.MK PAIITIE.

SINGKS DE LA DEUXIÈME TRllUI

Genre SEMNOPITIIÈQUE.

(ioux-ci constituent un genre assez nombreux en espèces propres à l’Inde et à ses îles. Il y en a aussi en Afri(juc, sous l’cquatcur; mais la particularité d’avoii’ le pouce des mains de devant très-court ou même rudimentaire et caché sous la peau, les avait fait distinguer en un genre particulier sous le nom de Colobes. Le Doue, le Nasique, VEutelle, etc., sont des Semnopithèques. Le Guereza d’Abyssinie, et quelques autres assez peu connus, sont des Colobes.

La iMénagerie a possédé deux individus appartenant à ce genre.

. Sf.mnopithèque Entelle {Semnopilhecus Entellus), — Frédéiic Cuvier, — de l’Inde.

Semn. NfeonE {Semn. Maurus), — Frédéric Cuvier, — de Java.

L’Entelle qui vit au Bengale est un de ceux que les Induus révèrent, et dont la capture est interdite. On a pu cependant en observer à l’état de captivité des sujets jeunes et adultes. Fr. Cuvier, en rappelant les modifications que l’àge amène dans le moral de ce Singe et de la plupart des autres espèces qu’il a été possible d’étudier, s’exprime ainsi :

(( Pendant sa première jeunesse, l’Entelle a le museau très-peu saillant; son front est assez large et presque sur la même ligne ((ue les autres parties de la face, le crâne est élevé, arrondi, et renferme un cerveau (]ui le remplit entièrement. A ces traits organiques se joignent des qualités intellectuelles très-étendues; une étonnante pénétration pour concevoir ce qui peut lui être agréable ou nuisible, d’où naît une grande facilité à l’apprivoiser par les bons traitements, et un penchant invincible à employer la ruse pour s’approprier ce qu’il ne pourrait obtenir par la force , ou pour échai)per à des dangers (ju’il ne parviendrait fias à surmonter autrement. Au contraire, l’Entelle très-adulte n’a plus de front; son museau a acquis une proéminence considérable, et la convexité de son crâne ne nous présente plus que l’arc d’un grand cercle, tant la capacité cérébrale a diminué. Aussi, no Irouve-t-on plus en lui les qualités si remarquables qu’il nous offrait auparavant : l’apathie a remplacé la pénétration ; le

besoin de la solitude a succédé à la confiance, et la force supplée en grande partie à l’adresse. Ces différences sont si grandes, que, dans l’habitude vicieuse où nous sommes de juger des

actions des animaux par les nôtres, nous prendrions le jeune Entelle pour un individu de l’âge où les développements les plus tardifs sont atteints, où toutes les perfections morales de l’espèce sont acquises, et où les forces physiques commencent à s’affaiblir; et l’Entelle adulte, pour un individu qui n’aurait encore que sa force physùiue, et qui n’obtiendrait que plus tard celle qui est destinée à la diriger. Mais la nature n’agit pas ainsi avec ces animaux , qui ne

doivent point sortir de la sphère étroite où ils sont destinés à exercer leur influence. Four cela il suffit, en quelque sorte, qu’ils puissent veiller à leur conservation. Or, dans ce but, l’intelligence était nécessaire quand la force n’existait point encore; dès que celle-ci est acquise, toute autre puissance perd son utilité; et en effet, c’est ce que nous montrent encore tous les Singes : tant qu’ils sont jeunes , ils rivalisent presque avec l’homme de pénétration et d’adresse; et dès que leurs forces musculaires se développent, ils deviennent sérieux et féroces. En esclavage même, plutôt que de solliciter du geste et de la voix; ils exigent en menaçant; et au lieu de la liberté turbulente, mais sans danger, dont on pouvait les laisser jouir, il faut les charger de chaînes pour éviter qu’ils ne se livrent à toute leur méchanceté. Et ces faits n’ont pour cause ni la gêne, ni rien de ce qui se trouve de violent dans la situation de ces animaux renfermés dans nos Ménageries. Les mêmes observations ont eu lieu de la part de tous ceux qui ont pu étudier les Singes , là où ils jouissent le plus de leur liberté. »

Genre MIOPITIIÈQÜE {Miopithecus). -Miopithèqüe ïalapoin , — Le Talapoin de Buffon,

MÉNAGEnJK. — MAMMIFiîRRS.

La Ménagerie a possédé trois individus, deux femelles adultes et un jeune mâle, reçus par la voie du commerce, et qui ont permis à M. Isidore Geoffroy-Saint-lIilaire de déterminer ce genre intéressant, sur lequel il existait des doutes,

G E N R E G E II C O PIT H È Q U E (Cercopithecus) . — G e u c o pi x h È g u e M o N e [Cercopithecus Mona) , — Erxleben , — de l’Afrique occidenla/e. '

Gerc. Monoïde {Cerc. Monoîdes) , — Isidore Geoffroy-Saint-IIilaire, — de la côte occidenlale d’Afrique.

Get individu, donné par la princesse de Beauvau, était très-adulte lorsqu’il est arrivé.à la Ménagerie ; il y a vécu très- longtemps,

Gerc, Diane {Cerc. Diana), — Erxleben, — de Guinée.

Gerc, a diadème {Cerc. Leucampyx), — J, -B, Fish, — de Guinée.

Gerc, Hocheür {Cerc. Nictüans), — Erxleben, — de Guinée.

Gerc, Moustac {Cerc. Ceplms), — Erxleben, — de l’Afrique occidentale.

Gerc, Gallituiche {Cerc. Callitrichus) , — Isid, Geoffroy, — de l’Afrique occidentale (ordinairement rapporté au Simia sabœa de Linné) ,

Gerc, VVerner {Cerc. Weinieri), — Isid, Geoffroy,— établi d’après les individus do la Ménagerie,

Gerc, Giuvet {Cerc. Sabœus), — Isid. Geoffroy, — des bords du Nil Blanc (véritabià ‘ Simia sabœa de Linné).

Gerc. roux-vert {Cerc. rufo-viridis) , — Isid, Geoffroy, — d’Afrique, établi d’après un individu qui a vécu à la Ménagerie,

Gerc. Vervet {Cerc. Pygerythrus) , — Fr. Guvier, — de l’Afrique, établi d’après un individu de la Ménagérie.

Gerc. Malbrouck {Cerc. Cynosurus), — Erxleben, — de l’Afrique occidentale.

Gerc. Pat as {Cerc. Buber), — Erxleben, — du Sénégal.

Gerc. a dos rouge ou Nisnas. {Cerc. Pyrrhonotus) , — Ebrcnberg, — de Nubie.

Deux individus de cette rare espèce font partie du magnifique envoi récemment fait d’Égypte par M. Delaporte.

On voit par la liste des individus qu’a possédés la Ménagerie combien ce genre lui fournit d’iiôtes intéressants. La plupart s’acclimatent facilement, grâce aux soins dont ils sont entourés; quelques-uns se sont reproduits, le Grivet notamment; trois individus sont nés à la Ménagerie : l’un, en 1837, et pour la première fois en Europe, a vécu deux mois; le second, on 1838, et a vécu trois mois; le troisième, en 1840, et a vécu dix mois. Nous vous ferons remarquer que c’est gi-àce à la possession de ces individus vivants que Fr. Guvier et M. Isid. Geoffroy - Saint - Hilaire ont jm établir des genres et éclaircir des doutes que regrettait la science.

Genre GEBGOGÈBE {Cercocebus) . — Gercocèbe a collier {Cercocebus coUaris), — Gray, d’Afrique.

Gerc. enfumé ou Mangabey {Cerc. fuliginosus) , — Isid. Geoffroy-Saint-IIilaire, — d’Afrique.

Gette espèce s’est reproduite à la Ménagerie en 1827, mais la mère a, aussitôt la naissance, dévoré la tète de son petit,

Gerc. d’Éthiopie {Cerc. Ælhiops), — Linné, — d’Afrique.

Espèce confondue avec les précédentes.

La .Ménagerie, qui en avait eu ur individu assez anciennement, en possède deux magnifiques en ce moment.

Genre MAGAQUE {Macacus). — Macaque ordinaire {Macacus cynomolgus) , — Desrnar, — de l’Asie orientale.

S’est reproduit à la Ménagerie; et par croisement aussi avec le Macaque couronné.

Mac. roux doré {Mac. aureus), — Isid. Geoffroy.

DEUXIÈME PAUTIR.

Mac. des Philippines (A/ôinos).

Mac. Bonnet chinois {Mac. sinicus), — Isiü. Geoffroy, — Simia sinica do Linné.

Mac. couronné {Mac. pibatus), — Jsid. Geonroy , — Simia pibala de Shau.

Mac. Rhésus {Mac. Erylhrœus), — Isid. Geoffroy, — Erylhræa, — du co?itinen( de l’Inde.

S’est reproduit à la Ménagerie.

■Mac. Maimon ou Singe a queue de Cochon {Mac. Nemestrinus) , — Desmar.,

de Sumatra.

S’est reproduit à la Ménagerie.

Mac. Ouanderou {Mac. Silenus), — Desmar., — côte de Malabar.

Les Macaques se reconnaissent à leurs formes lourdes; leur oreille n’est pas bordée, et elle commence à devenir angulaire dans la partie supérieure. Leur queue est plus ou moins longue, quelquefois à peine visible; mais dans le premier cas toujours traînante, et no se relevant pas au-dessus du dos, comme chez les Cercopithèques et les Semnopithèques.

Les Macaques sont communs en Europe, et il n’est pas rare d’en voir entre les mains dos petits Savoyards, qui font métier de l’intelligence et de 1a singularité de différents animaux.

L’Ouanderou a un aspect tout particulier, et le nom de Silenus, qui lui a été donné par Linné, exprime parfaitement sa longue chevelure, en partie composée de poils gris et comparable à celle d’un vieillard de joyeuse compagnie.

Le Rhésus n’est pas non plus extrêmement rare; c’est un des Macaques les plus forts et les plus laids.

Genre MAGOT PITHÈQUE {Inuus pithecus) . — Magot {hiuusSylvanus), — Gooffroy-

Saint-llilaire.

Ce Singe est celui qu’a disséqué Galien , et d’après lequel les anciens ont connu par analogie la structure physique de l’homme. C’est à tort, ainsi que l’a remarqué M. de Blainville, que Camper, célèbre naturaliste hollandais, avait rapporté à l’Orang la description anatomique faite dès le deuxième siècle par le professeur d’Alexandrie, et qui, jusqu’au temps de Vésalo, a été la seule que les médecins ap|)rissenl. Le Magot vit sur les rochers les plus escarpés de la Barbarie. Il y en a aussi quelques-uns sur la montagne de Gibraltar; mais rien ne démontre que ce ne soient pas des individus échappés à la captivité. Les Singes de cette espèce manquent de queue, comme ceux des trois premiers genres; ils sont fort intelligents cl susceptibles, surtout dans le jeune âge, d’une éducation assez étendue.

Genre CYNOPITHÈQUE {Cynopithecusniger). — Cvnopithèque nègre {Cynopithecus nîgcr) , — Isid. Geoffroy.

Le Cynopithèque nègre, iju’on n’a vu qu’une seule fois à Paris, a pour caractère d’être entièrement noir et do mamiuer de queue. Ce curieux animal a quehiue chose des Gibbons et

du Chimpanzé. 11 semble aussi plus intelligent que la plupart de ses congénères, et .sa physionomie, scs oreilles même, qui sont presque complètement bordées comme celle fie l’Orang, expriment extérieurement la supériorité de sa nature morale.

Genre CYNOCÉPHALE {Cynocephahis). — Cynocéphale H am a dry as {Cynocephalus Hamadinjas), — Desmar., — d’Abyssinie, Égypte et Arabie.

Cynoc. Babouin {Cynoc. Eabuîn), — Desmar., — du nord-est de l’Afrique.

Cynoc. Anubis {Cynoc. Anubis) , — Fréd. Cuvier.

Cynoc. Papion {Cynoc. Sphinx), — du Sénégal.

S’est reproduit plusieurs fois à la Ménagerie, et par croisement avec le Chagma.

Cynoc. Ciiacma {Cynoc. Porcarins) , — Desmar., — de l’Afrique australe.

Cynoc. Drill {Cynoc. Leucophœus), — Fréd. Cuvier, — d’Afrique.

Cette espèce a été distinguée du .Mandrill par Fréd. Cuvier, et d’après les observations qu’il a pu faire sur les individus vivants à la Ménagerie.

Cynoc. Mandrill {Cynoc. Mormon) , — de Guinée.

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