‹ Le museum des sciences et des arts choix de traités complets instructifs sur les sciences physiques et leur application aux usages de la vie par le dr. Dionisius LardnerChapitre 10 sur 43 · MITES · texte numérisé non relu

MITES

Pane une aulre partie de ce Traité, il sera plus amplement question de ce sujet important.

Note 12. — Voÿ. pins bas, à la note 19.

Note 13. — Voy. plus bas, à la note 19.

Note t i, page 11 . — On dit d'un astre qu'il est eu opposition, lorsqu'il se trouve à 180 degrés en longitude d'un autre astre. — On dit qu'il est en conjonction, lorsqu’il a le même degré de longitude que celui-ci. — Il y a éclipse de Soleil lorsque la Lune est eu conjonction parfaite avec lui, c'est-à-dire lorsqu'elle se trouve sur la même ligue que la Terre et le Soleil, et entre ces deux astres ; éclipse de Lune, lorsque la Lune est eu opimsitiou parfaite avec le Soleil, c'est-àdire lorsqu'elle se trouve sur la même ligne que la Terre et le Soleil, et à l'op|iosé de ce dernier. — Au reste, un chapitre sera consacré plus tard à la question des écli|ises, etc.

Note 15, page 16. — La déclinaison d’uu astre iudique le cercle parallèle à l’équateur sur lequel il se trouve situé. On peut bien, sur ce parallèle, prendre un |ioiut arbitraire et y placer Sirius, par exemple, l'étoile la plus brillante du ciel, après avoir déterminé sa déclinaison. Mais où placer les autres étoiles qui ont la même déclinaison que Sirius? In position des étoiles n’est donc pas complètement déterminée par l’observation de leurs déclinaisons. Il est nécessaire, pour cela, d'avoir une autre donnée. Cet autre élément de position, c'est l'ascension droite (qui correspond à la longitude terrestre) de l'astre; l'observateur note avec précision l'heure, la inimité, la seconde où l'astre qu'il suit, Sirius, par exemple, vient se placer devaut le lil central de la lunette méridienne ; il observe avec la même !>récision l'instant du passage au méridien d'autres étoiles. Comparant entre elles les idiservations du passage au méridien des differentes étoiles, il aura en temps les intervalles qui les séparent, et il lui sera loisible de convertir ces temps en ares île yrands renies , eu se rappelant l uniformité de mouvement de la sphère céleste, qui accomplit invariablement sa révolution eu 21 heures, d'où il résulte qu'une différence de t heure correspond à 15 degrés, I minute de temps à 15 minutes, et 1 seconde à 15 secondes. On aura ainsi les distances des différents méridiens que renferment les étoiles observées à l'un d'eux pris pour point de départ, ou ce qu'on appelle leur ascension droite. Une erreur de I seconde affecterait la mesure de l'arc d'une erreur de 15 secondes. Mais on a diminué considérablement les chances d'erreur eu divisant le champ de la lunette en plusieurs intervalles égaux, au moyeu de (ils verticaux équidistants d'une tiuesse extrême (ce sont des fils de platine, beaucoup plus tins que ceux des toiles d’araignée). Ces tils servent à déterminer la positiou précise des astres que l'on observe, l’our qu'ils resteut toujours fixes et bien tendus, on les applique sur une plaque métallique percée eu forme de diaphragme, que l'on fixe dans la lunette au moyeu d'une vis latérale. L'appareil se nomme micromètre (mot qui signifie mesureur de petites quantités). Il y en a de différentes es|iéces. Le plus simple se compose de cinq lits parallèles et d’un sixième qui les coupe à angles droits.

L’iustanl du (tassage de l’astre devant chacun de ces tils se compte avec une pré-

LES PLANÈTES SONT-ELLES HABITÉES

cision admirable, au moyen île montres d’un mécanisme particulier et très-ingénieux. ( l oi/. Arago, Leçons d'astronomie, p. 83 et suiv.)

Note 16. — l’oj(. note 18.

Note 17. — l'oy. note 19.

Note 18. — Yoij. note 19.

Note 19. — On donnera dans cette note la signilieation du plus grand nombre des expressions techniques employées jusqu'ici.

Pôles. Axe. — Toutes les étoiles semblent tourner autour de deux points, l'un au nord, l'autre au sud du ciel. On appelle le premier /«lie no ri cileste, et le second pôle suit. La ligne imaginaire tirée d'un de ces points à l'autre s'appelle axe ( essieu ).

En outre des piles et de l’axe célestes, il y a beaucoup d'autres points, ligues et cercles imaginaires indis|>ensables à connaître, si I on veut se rendre snfiisamuient compte des choses du ciel. Ainsi l'équateur, le méridien, etc.

L'équateur, ainsi appelé |>arce qu'il coupe la sphere étoilée en deux |>artics égales, est un rende imaginaire qui s'étend autour du ciel, à égale distance des deux pèles. Il divise donc la sphère étoilée en deux moitiés, dont l une a reçu le nom tl héniisphere nord, et l’autre celui d'hémisphère sud.

L horizon, ligne oii la terre semblé rencontrer le ciel, 0 |iére une autre division du monde étoilé; elle le partage en hémisphère visible, comprimant les étoiles audessus de P horizon, et en hémisphère invisible, comprenant les étoiles au-dessous de P horizon.

Le point du ciel au-dessus de nos tètes s'appelle le zénith. Celui que nous verrions atwlessous de nos pieds, si la terre permettait it nos yeux de la traverser, s'appelle le nadir.

On nomme méridien un autre cercle artificiel. C’est une ligue imaginaire qui passe par le pèle nord, le zénith, le. |Htlc sud, le nadir, et revient au pèle nord. Comme l'équateur, le méridien partage la sphère en deux parties égales ; mais tandis qne l’équateur la partage en hémisphère nord et en hémisphère sud, le méridien la divise en hémisphère oriental et en hémisphère occidental ; en d'autres termes, l'équateur et le méridien sont deux lignes perpendiculaires lune à l'autre; mais tandis que la première se dirige de l'ouest à l’est, l'autre se dirige du nord au sud.

Ecliptique, etc. — Le Soleil décrit dans le ciel un grand cercle par année. C est ce cercle qui porte le nom d'écliptique. — Le plan de l’écliptique forme un angle de 13 7, degrés avec le plan de l'équateur; de sorte que le point nord le plus éloigné de l'écliptique n'est que de 66 •/, degrés , tandis que le point sud le plus distant est à 113 •/, degrés du pèle nord céleste.

L’intersection des plans de l'équateur et de l’écliptique est une droite que l'on nomme la ligne des équinoxes, et dont les extrémités déterminent dans le ciel les imints équinoxiaux ou les éipiinoxcs, dont l'un est V équinoxe de printemps, et l’autre l'équinoxe d'automne, parce que le soleil y arrive au commencement de ces deux saisons. — En allant de l'équinoxe de printemps à l’équinoxe d'automne, le

NOTES. 77

soleil passe au nortl de l'équateur; et il passe au sud de cette ligne, quaud il va du second au premier point.

Le solstice d'été est le point de l'écliptique le plus éloigné de l'équateur vers le nord, et le solstice d'hiver est le point de l'écliptique le plus éloigné de l'équateur vers le sud. La ligne droite menée d’un solstice à l’autre, ou ce qu’on nouiinc la ligne des solstices, est perpendiculaire à la ligue des équinoxes.

Les tropigues sont deux cercles parallèles qui se trouvent à 23° 27' •/« de chaque côté de l’équateur.

On nomme parallèles de déclinaison des cercles parallèles à l’équateur céleste.

Les mots culmination méridienne signifient qu’une étoile est montée le plus possible au-dessus de l'horizon de l’olrservateur.

I conographie veut dire description des phénomènes célestes. (Stevvart's Mathematical geography and astnmomy; Saigey, Manuel; Chainbcrs's Information for the impie ; Delaunay, Cours d'astronomie; etc., etc.)

On doit faire observer ici que le docteur Lardner, dans une autre série de chapitres sur l'astronomie, série qu’on publiera en son lieu et place, explique les mots techniques généralement usités. Inutile, par conséquent, de s'étendre sur ce sujet.

Kotk 20, page 68. — Le nombre des astéroïdes augmente chaque année. En 1 856, M. Leverrier, au rapport de l 'Athenœum anglais, prétendait qu'avant 1 860 ou en aurait découvert une centaine au moins.

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