‹ Le museum des sciences et des arts choix de traités complets instructifs sur les sciences physiques et leur application aux usages de la vie par le dr. Dionisius LardnerChapitre 38 sur 43 · XXVI I · texte numérisé non relu

XXVI I

Afin de déterminer la part qui revient it chacune des causes d’accidents qui arrivent sur les chemins de fer, nous avons pris indistinctement, dans les comptes rendus sur ce sujet, 100 cas, dont l’analyse suit :

Accidents résultaut de collisions 56

de roue ou d’essieu brisé ta

de défaut dans le rail I i

des aiguilles 5

d'obstacles sur la voie 3

de déraillements causés par des animaux. 3 d’explosion de chaudière 1

Il suit de là que, sur 100 accidents, 56 procèdent de collisions, et 32 de déraillements causés par la rupture d'une roue ou d’un essieu, ou par des rails défectueux. Les autres causes d'accidents s’élèvent à un chifl'rc trèsfaible, comme on voit.

Puisque plus de la moitié du nombre total des accidents qui arrivent sur les chemins de fer procèdent de collisions, c’est surtout vers cette cause d’accidents que doit se porter l’attention des compagnies.

Avant qu’une collision ait lieu, le conducteur et les autres employés du train qui vient ont ou doivent avoir les moyens d’observer l’objet qui se

ï5i DES ACCIDENTS

trouve en avant, et contre lequel ils vont donner. S’il est possible d'arrêter le train avant qu'il ait franchi la longueur de voie ou l’espace d’entre le point où l’obstacle a été remarqué et le point où cet obstacle serait atlcint, la collision sera prévenue. Cette possibilité dépendra du nombre de freins et de garde-freins que possédera le train par rapport à son poids et à sa vitesse.

L'expérience a prouvé que la distance on l’espace dans lequel un train d’un poids donné peut être arrêté par un nombre donné de freins est en proportion du cane de la vitesse du train , c'est-à-dire qu'avec une vitesse double il exigera quatre fois plus de freins ; avec une vitesse triple, neuf fois plus de freins, et ainsi de suite.

l.ors de l’accident qui eut lieu prés de Wolverton, le 5 juin 1847, on reconnut qu'il était impossible d'areêter un train de dix-neuf voitures dans une distance de MO ynnh (4 1 3™*, 5(50 ,, et par une vitesse de 25 miles à l'heure. Dans l'espèce, une collision ne put être évitée, et sept personnes furent tuées; l’enquête lit connaître que ce train possédait trois freins : h» tender en avait un, les voitures deux.

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