‹ Le Musiciens Celebres: DebussyChapitre 13 sur 37 · Et le début du Prélude de Lohengrin · texte numérisé non relu

Et le début du Prélude de Lohengrin

2. Le total de ces morceaux forme, en réalité, une très petite partie de son œuvre.

Ecole? jamais ik n'a voulu ni prétendu l'être. Jamais il ne le fut. Un art de joliesse mièvre, de distinction factice, de détails subtils au détriment de l’ensemble, — rien n'est plus loin de sa pensée ni de sa forme.

Les personnes de bonne foi, et compétentes, avec qui l’on discute, accordent volontiers (elles y sont bien contraintes !) que Debussy n’a point les défauts de cet impressionnisme-là. Et l’on n'aurait pas eu lieu d’insister s’il n’était d'usage chez les étrangers à la muse debussyste, de la tenir pour coupable de tels défauts.

L'objection dernière est la suivante : « Admettons que Debussy ne procède point par taches, et que sa ligne existe : ce n’en est pas moins un descriptif, un pittoresque; il manque de la forme exacte des créateurs de musique pure. » On aurait beaucoup à dire : efforçcons-nous de le faire sans trop de temps. — D'abord, plutôt que descriptif, Debussy est évocateur. Sa musique n'ëmite pas; elle use d’équivalents, non d’onomatopées. Les timbres de l’orchestre, et surtout les harmonies, les modulations, les lignes mélodiques même, voilà ses moyens pour réaliser ces correspondances directes de la vision évoquée par la sensation sonore, et du sentiment profond qu'est le paysage ainsi défini. C’est le principe même de Beethoven lorsqu'il écrivit la Symphonie pastorale, celui de Gabriel Fauré dans l’admirable Cimetière, comme dans la magie d’Arpège ou de Clair de lune. Tous nos grands lyriques ont admis, d'emblée, que cela fût légitime. Interdire de

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