L'’orchestre et les chœurs
bien accueillir dans l'intimité de sa vie savent qu'il parvenait à concilier un très rare et très pur amour de la Musique avec les devoirs de l'amitié la plus fidèle ». — Et, plus loin : « Discret et patient pour ses propres œuvres, 1l les négligeait bien volontiers pour s'intéresser à celles des Maîtres qu’il vénérait. À l’un des concerts” dont le programme lui était presque exclusivement réservé, devait être exécuté le chœur À /a musique de Chabrier ; tandis que l’on répétait cette œuvre, Debussy écoutait, attentif, au fond de la salle. Peu à peu il s’anime et se rapproche de l'orchestre. On l'entend chanter, comme malgré lui, de cette voix intérieure si émouvante, quil avait à ces moments ; il parle soudain et ses avis se précipitent jusqu’à ce qu'il s’exalte au point d’être devenu celui à qui seuls obéissent musiciens et chanteurs... Un instant après, il s’excusera, confus de son indiscrétion. » — « Qu'il s'agisse du Freyschütz ou de Boris Godounow, de Bach, de Mozart, de Beethoven ou de Wagner, sa vigilance affectueuse était toujours prête à donner le conseil ou l'avis dont il dispensait avec modestie l’enseignement bienfaisant. » |
- Et voici un autre témoignage, extrait de l’émouvant article de M. René Peter : Du temps d’'Achille?. « Sous son masque farouche aux traits purs, 1l cachait, comme en ayant honte, une sensibilité âpre et particulière, celle dont nous retrouvons, à chaque pas de son œuvre, l’aveu