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« La nature des blessures, la profession ancienne, «les goûts particuliers, en un mot, les aptitudes « psycho-physiologiques de l'individu, doivent prin- « cipalement entrer en ligne de compte dans le choix « du métier. Il est nécessaire de rééduquer autant « que possible le mutilé en vue de son rapprochement « du milieu dans lequel il vivait antérieurement (1).
L'orientation professionnelle des blessés est une chose délicate. On a parlé de la création d’un corps de conseillers professionnels, ouvriers expérimentés, ingénieurs, professeurs d'écoles techniques, qui pourraient guider le mutilé dans son choix. « Il faut tenir compte, dit, de son côté, M. Strauss, des capacités physiques de l'intéressé, de sa formation antérieure et de la situation du marché de travail ». Nous croyons que l'élément formation antérieure doit être prépondérant.
C’est encore l’avis que M. Souchon exprime avec vigueur : « Tout d’abord, il y a un grand nombre « d’amputés qui sont capables de reprendre leur « ancien métier, d'autant qu'on fait dans le domaine « de la prothèse des progrès considérables... Voilà « donc une quantité de gens qu’il faut à tout prix, « diriger vers leur ancien métier. A la Fédération, & nOus avons une volonté très nette. Nous désirons