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indispensables au succès de l’œuvre très spéciale qu’on entreprenait » (1).
Les écoles neuves des mutilés, n’ont qu'un inconvénient, d’ailleurs négligeable, en l’occurrence. Elles coûtent cher, mais elles ont tous les avantages : hygiène, propreté, surveillance de tous les instants, compétence des professeurs, bien-être des élèves, repos, éducation morale, instruction technique, etc. D'’ores et déjà, écrit M. C. Caillard,Inspecteur Général adjoint de l’enseignement technique au Ministère du commerce, « l'expérience acquise par deux années de pratique de la rééducation est suffisante pour donner, à ce sujet au moins, des indications. Ilsemble tout d’abord que l’école où les vieux errements n’ont point été transplantés, soit préférable à l’atelier ou à l’usine pour la rééducation. Là, pas de souci prédominant de la production, pas de considération d’affaires, qui, à chaque instant, accaparent le moniteur et laissent l'apprenti sans guide... Au surplus, l'apprentissage des mutilés demande des soins spéciaux que n’exige pas l’apprentissage normal et si l'improvisation avait au début comme excuse la nécessité de parer à des besoins pressants, il ést indispensable que la réadaptation au travail soit
1. La Solution législative du problème des mutilés (Revue politique et parlementaire, 10 mars 1917).
actuellement entourée de toutes les précautions essentielles. (1) » |
f) Les Résultats obtenus par les écoles de rééducation
Après les expériences faites, il est à cette heure hors de doute que le meilleur moyen et le plus rapide de rééducation des mutilés, est de les placer, dés leur blessure consolidée, dans des écoles professionnelles après une orientation müûrement réfléchie.
Un grand nombre d'écoles de rééducation, avonsnous dit, fonctionnent à cette heure. Nous avons énuméré les principales.
Quels sont les bienfaits rendus par elles, à qui on est unanime à demander la solution du problème.
M. Godart, interpellé, a dit, à la tribune du Sénat, que tout élait pour le mieux, que le Service de Santé avait tenu les promesses faites et que bien peu de mutilés échappaiént à une rééducation sérieuse et complète. Nous avons rapporté ses paroles. L’on comprend son plaidoyer et son affirmation, puisqu'il défendait la cause de ses services.
M. Caillard, dont nous citions plus haut l’opinion autorisée s'exprime plus modestement bien que satisfait : € Les résultats obtenus par l’adaptation des