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tions publiques et des institutions privées qui s’occupent des mutilés, de façon à faciliter à ceux-ci le retour à la vie active, dans les conditions les plus avantageuses pour eux et pour le bien général.
L'Office National s'occupe de tous les militaires, atteints de blessures ou de maladies, qui ont subi une dimution importante ét durable de leurs capacités professionnelles.
Sous la présidence du ministre du Travail et du sous-secrétaire d'Etat du Service de Santé militaire, l'Office National comprend : .
1° Un Comité d'administration qui, chargé des questions générales et du groupement des informations relatives aux mutilés et réformés de la guerre, maintient en relation constante les services qui s’occupent du placement.
20 Une Commission de rééducation,précédemment instituée par le ministère de l'Intérieur, qui donne son avis sur les questions techniques de la rééducation. ;
3° Un Conseil de perfectionnement, qui groupe plus particulièrement les personnes connues pour leurs travaux spéciaux ou représentant des sociétés privées et qui est qualifié pour veiller aux intérêts généraux des mutilés. | -
Le fonctionnement et le but de l'Office National sont précisés dans une petite brochure officielle éditée
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par les ministères du Travail, de la Guerre et de l'Intérieur (x).
L'Office National enregistre pour chacun des mutilés les renseignements qui lui sont transmis sur son état civil, sa situation militaire, la nature de son invalidité, sa profession antérieure et la profession ou l’emploi nouveau obtenu à la suite de l’invalidité. C’est ainsi qu'il prépare le registre général des invalides de la guerre, à l’aide notamment des bulletins de renseignements qui lui sont adressés par les diverses sociétés s’occupant de venir en aide aux mutilés et réformés.
D'autre part, en vue d'établir un répertoire des emplois compatibles avec chaque genre d'’infirmité, des renseignements ont été demandés aux industriels qui occupent soit des victimes d’accidents du travail, soit des invalides de la guerre. Un certain nombre d'indications de cet ordre ont déjà été recueillies par les inspecteurs du travail.
À cet effet, une circulaire signée de MM. Albert Métin et Justin Godart, a été adressée à plusieurs milliers d’industriels, à la date du 20 mai 1916.
En même temps qu’on invitait les industriels à fournir un bulletin de renseignements pour chaque
invalide occupé, on leur indiquait succintement le L1
r. Office National des Mutilés et Réformés de la Guerre 1916. Imprimerie Nationale.
concours qu'ils pouvaient prêter à l’œuvre de réadaptation des mutilés au travail.
« Les chefs d'entreprise, disait-elle, peuvent le plus aisément faciliter au plus grand nombre des mutilés l'emploi de leurs facultés, le retour à la vie active normale.
« Ils peuvent leur réserver des places dans leurs ateliers, en leur assurant une situation matérielle équivalente à celle qu'ils avaient acquise avant la guerre.
«Ils peuvent di opbees dans leurs établissements des machines et des appareils étudiés spécialement pour l'emploi des mutilés.
« Ils peuvent aussi, quand l'établissement est: grand, installer des ateliers spéciaux de réapprentissage, dans lesquels les mutilés s’exerceront avant d’être mélés de nouveau aux hommes valides, soit pour l'exercice de leur ancienne profession, soit pour l'exercice d’une profession nouvelle.
« Dans cet ordre d'idées, ce que ne peuvent faire des chefs d'entreprises trop restreintes peut être réalisé par des groupements patronaux. »
L'Office National s'occupe encore de faire donner le maximum de rendement aux Ecoles de rééducation existantes, qui continuent d’ailleurs à fonctionner sans aucune intrusion de l’Office. Celui-ci setient au courant des adaptations projetées ou faites par les mutilés, des places disponibles. Il groupe ainsi des
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renseignements qui lui permettent de donner des avis utiles aux entreprises nouvelles qui se créent.
Une enquête est ouverte à la fin de chaque semestre sur l’état de la rééducation professionnelle. Un état doit être rempli par chaque école: il fait connaître, outre la date de fondation, le personnel enseignant et dirigeant, l’outillage, le nombre des élèves internes ou externes, les professions enseignées, la. situation financière, le nombre des invalides rééduqués dans le semestre, suivant les professions, le nombre de journées de présence, enfin la liste des invalides placés dans le cours du semestre, en distinguant la profession antérieure et la profession nouvelle.
L'Office utilise la tendance qu'ont les mutilés à se replacer étant donné les salaires élevés d’aujourd'hui.
Sur la demande du Comité des Forges, le Ministre du Travail a fait, en séance pleinière, une communication demandant que les patrons, de plus en plus nombreux, qui prennent des mutilés pour iravailler aux fournitures de guerre, s'engagent à leur donner un mirimum d'apprentissage. S'ils ne peuvent pas le faire immédiatement, en raison même de la nécessité de satisfaire aux commandes de la Défense Nationale, il: le feront après la guerre, soit dans les établissements à eux, comme il en existe déjà, soit
en utilisant les écoles existantes. Le Comité des Forges a donné son adhésion à cette manière de voir.
Déjà plusieurs départements ont procédé ainsi. C’est le cas notamment pour la Saône-et-Loire ;c'est, à certains égards aussi, le cas dans l’Indre-et-Loire.
Des fiches de placement sont remplies par les diverses institutions s’occupant de procurer des emplois aux invalides de la guerre. À l’aide de ces fiches, l'Office publie régulièrement une feuille mensuelle de placement, qui contient les résultats du dépouillement des diverses informations.
Cette feuille signale en outre les demandes d’emplois qui n’ont pas été satisfaites à la fin du mois, et une liste d'offres d'emplois qui n’ont pas trouvé de contre-partie dans le département d’où elles émanent.
Grâce à ce service de coordination, chacune des Œuvres s’occupant du placement des mutilés et réformés dispose de la totalité des offres d'emplois transmises à toutes les sociétés réunies.
D'autre part, un mutilé est envoyé presque à coup sûr dans une place encore vacante.
De plus, quand les renseignements recueillis seront assez nombreux, on déterminera, d’après l’expérience, les invalidités compatibles avec l'exercice d’un certain nombre de professions. Aussi lorsqu'un mutilé demandera un emploi, il sera facile de lui indiquer, suivant l’industrie envisagée et l’importance de son invalidité, les postes qu’il peut occuper,
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la durée de l’apprentissage et les salaires qu’il recevra.
Comités départementaux
L'Office National est aidé dans sa tâche par les Comités départementaux des muiilés et réformés, créés sur l'initiative du Ministère du Travail (circulaire du 20 mars 1916 aux préfets).
Les Comités départementaux ont pour objet de s'assurer du bon fonctionnement dans les départements, des institutions qui s'occupent des mutilés et, à leur défaut, de susciter leur création.
Ils facilitent et encouragent la rééducatiox des mutilés ; ils s'occupent activement de leur placement, avec le concours des Offices départementaux de placement ; enfin, ils continuent leur patronage aux mutilés une fois placés. |
Les Comités départementaux groupent les représentants des œuvres privées, du corps médical, des associations patronales et ouvrières, les délégués locaux des Ministères du Travail, de la Guerre et du Service de Santé et les fonctionnaires du Service agricole, de l'Enseignement technique et de l’instruction publique. |
Au :°% octobre 1916, 72 comités départementaux étaient constitués.