I. K N K V E i; D !•: 1. A F R U IT I i; K li
tu manges avec tant de plaisir, que dans la société des oies rôties de ton père. Pauvre enfant ! tu aurais péri dans cette fumée... Vois plutôt, — ajouta-t-elle avec une naïve épouvante, — mou bouquet de violettes, si frais tout à Tlieure, est déjà fané ! Oh! viens et marchons vite : si ton père allait se dédire et te revouloir!
Et elle entraînait sa proie si vite, que les passants l'eussent prise à coup sur, sans sa mise décente et l'allure libre et gaie de son jeune compagnon , pour une bohémienne voleuse d'enfants.
Le premier soin que prit la bonne tante, après avoir installé son neveu chez elle, fut de lui apprendre ellemême à lire, ce dont le père Lazare ne se fût jamais avise ; car, totalement dépourvu d'instruction, le brave homme n'en connaissait pas le prix , et ou l'eilt bien étonné, je vous jure, en lui apprenant qu'une des plumes qu'il arrachait avec tant d'insouciance à l'aile de ses oies pouvait, tombée entre des doigts habiles, bouleverser le monde. Le petit Lazare apprit vite, et avec tant d'ardeur, que l'institutrice était souvent obligée de fermer le livre la première, et de lui dire : « Assez, mon ange, assez pour aujourd'hui; mainte- « nant, va jouer, sois bien sage, et anuisr-toi bien. » Et l'enfant d'obéir et de chevaucher à grand bruit dans la maison ou devant la porte , un bâton entre les jambes. Quelquefois l'innocente monture semblait prendre le mors aux dents. — INIon Dieu, mon Dieu ! il va tomber, — s'écriait alors la bonne Marthe qui suivait l'écuyer des yeux; mais elle le voyait bientôt dompter, diriger, éperonner son manche à balai avec