‹ Le myosotis (volume 2)Chapitre 71 sur 73 · LE XFVEU DE LA F R LITIERE · texte numérisé non relu

LE XFVEU DE LA F R LITIERE

lu l'histoire : « Soldats, ralliez-vous à mon pannclie blanc ! » on lui répondit qu'un panache ne se mettait pas là, et qu'on ne pouvait, sans faire injure aux couleurs françaises, les arborer sur une pareille brèche; si bien que le pauvre général brisa sur le dos d'un mutin son bâton de commandant, et rentra dans ses foyers, triste et penaud comme les Anglais abordant à Douvres après la bataille de Fontenoy... Ce nom me rappelle une circonstance que j'aurais eu tort d'omettre, car elle influa beaucoup sur le caractère et la destinée du héros de cette histoire. Un pauvre vieux soldat qui venait de temps en temps chez Marthe , sa parente éloignée, fumer sa pipe au coin de Tàtre, et se réchauffer le cœur d'un verre de ratafia, n'avait pas manqué d'y raconter longuement comme quoi lui et le maréchal de Saxe avaient gagné la célèbre bataille. Je vous laisse à penser si ce récit inexact , mais chaud , avait dû enflammer l'imagination du jeune auditeur. Depuis lors, endormi ou éveillé, il entendait sans cesse piaffer les chevaux , siffler les balles , et gronder les canons; et plus d'une fois, seul dans sa petite chambre , il se fit en pensée acteur de ce grand drame militaire.

Il eût fallu le voir alors trépigner, bondir et crier : — Tirez les premiers, messieurs les Anglais ! — Maréchal , notre cavalerie est repoussée ! — La colonne ennemie est inébranlable ! — En avant la maison du roi! — Pif! paf! Baound ! baound ! — Bravo! le carré anglais est enfonce! A nous la vicloin-! vive le roi! Le pauvre Lazare se croyait pour le \\\o]us alur.s

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