‹ Le myosotis (volume 3)Chapitre 13 sur 66 · L'HIVER · texte numérisé non relu

L'HIVER

Des crimes à cadipr, et son Bosphore est l;i...

Il est vi-ai, quelquefois une plainte légère^ Blesse la majesté du riche qui digère.

Des hommes que la faim moissonne par millions. En se comptant des yeux disent : Si nous voulions 1 Le sanglot devient cri, la douleur se courrouce, Kt plus d'une cité regarde la Croix-Rousse. Mais quoi! n'avez-vous pas des orateurs fervents Qui par un qiios ego savent calmer les vents? Qui, pour le tronc du pauvre avares d'une ohole, Daignent lui prodiguer le pain de la parole. Et, comme l'Espagnol, qui montre, en l'agaçant. Son écharpe écarlate au taureau menaçant, .retient, pour fasciner ses grands yeux en colère, Un lambeau tricolore au tigre populaire?

Oh! quand donc viendra-t-il ce jour que je révais.

Tardif réparateur de tant de jours mauvais ;

Ce niveau qui selon les écrivains prophètes ,

Léger et caressant , passera sur les têtes !

Jamais, dit la raison, le monde se fait vieux;

Il ne changera pas ; et dans mon cœur : tant miei:\,

Ai-je dit bien souvent : au jour de la vengeance

Si l'opprimé s'égare, il est absous d'avance.

Spartacus ressaisit son glaive souverain.

Il va se réveiller le peuple souterrain.

Qui paraissant au jour des grandes saturnales

De mille noms hideux a souillé nos annales :

Truands, mauvais-ganons, bohémiens, pastoureaux.

««» I.IIIVKH.

I oinbant et renaissant sous le fer des honireaux. Kt les repus voudront enlin pour (juMI s'arrête. Lui tailler une part dans leur uàteau de tête; Mais lui, beau de vengeance et de rébellion A moi toutes les parts : je nie nonnne lion ! Alors s'accomplira IVpouvantable scène (Ju'Isnard propbetisait au peuple de la Seine. Au rivage désert les barbares surpris Demanderont où fut ce qu'on nonnnait Paris; Pour effacer du sol la reine des Sodomes, Que ne défendra pas l'aiiTuille de ses dômes. La foudre éclatera : les quatre vents du ciel Sur le terrain fumant feront sreler du sel : Kt moi, j'applaudirai : ma jeunesse engourdie Se récbauffera bien a ce sraud incendie.

Ainsi je m'égarais a des vœux imprudents. Kt j'attisais de pleurs mes iambes ardents, .le liaïssais alors, car la souffrance irrite ; ^lais un peu de bonbeur m'a converti bien vite. Pour que son vers clément pardonne an lienre bumain, Que faut-il au poète? un baiser et du pain. Dieu ménairea le vent à ma pauvreté nue : Mais le siècle d'airain pour d'autres continue, Kt des maux fraternels mon cœur est en émoi. Dieu, révèle-toi bon pour tous connne pour moi. Que ta manne en tombant étouffe le blaspbème ; Kmpécbe de souffrir, puisque tu veux qu'on aime: Pour qu'à tes lils élus, tes fils désbérités ^e lancent plus d'en bns des renards irrites.

l'un i.K.

Ui\ |)etils (les (tisciiux toi ijiii iloiiiies pi'itiiiv. Nouri'is loiiles les taiins ; ;i tout (kiiis la natiii'e Que ton lii\er soit (l(»u\ ; et, sou reuiie liui. Le poète et Toiseau ehauterout : Sois heui !

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LES MODISTES HOSPITA LI E KKS.

ANECDOTE DE Jl'II.LKT 1 8ô(J.

Un pauvre diable de héros , Laissé pour mort la veille,

Dans un bon lit, frais et dispos.

Tout à coup se réveille.

Il admire, en se récriant,

Des nymphes au minois riant,' Friand :

Ohîoii! oh! oh! ah! ah! ah! ah!

Quel joli couvent c'était là La la :

Paix donc! murmure avec douceur Quelqu'un près de sa couche:

LtS >[OD]STKS HUSIMTAI.IKUHS. .su

Kt puis la bouche d'une sœur Vient lui fermer la bouche.

De ce rappel au règlement Le mode lui sembla vraiment

Charmant :

Oh: oh! etc.

A son lit point de noir abbe .

Point de docteur profane , Dans les mains d'une sainte Hébé,

En guise de tisane , Le convalescent défailli Voit mousser d'un œil ébahi

L'aï :

Oh ! oh ! etc.

Miracle! le voilà guéri!

Et deux nonnes gentilles Offrent au jeune homme attendri

Leurs bras nus pour béquilles.

Sur ce bâton , sans se blesser, On le vit parfois se hisser

Glisser.

Oh! oh! etc.

Le chroniqueur, un peu succinct,

Ne dit pas et j'ignore Quel est dans ce cloître le saint

Que la récluse adore:

Mais les bons cœurs le béniront ,

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