‹ Le myosotis (volume 3)Chapitre 30 sur 66 · ROMANCE · texte numérisé non relu

ROMANCE

Étrennes à madame G*

Amour à la fermière ! elle est

Si gentille et si douce !

C'est l'oiseau des bois qui se plaît

Loin du bruit dans la mousse ; Vieux vagabond qui tends la main,

Enfant pauvre et sans mère, Puissiez-vous trouver en cbemin

La ferme et la fermière !

De Tescabeau vide au foyer

Là le pauvre s'empare, Et le grand bahut de noyer

Pour lui n'est point avare; C'est là (ju'un jour je vins nvasseoir

LA FKRMIERE. li:î

Les pieds blaïu-s de poussière; Un jour. . . puis en marclie 1 et bonsoir La terme et la fermière !

Mon seul beau jour a dû linir.

Finir dès son aurore ; Mais pour moi ce doux souvenir

Est du bonheur encore :

En fermant les yeux, je revois

I/enclos plein de lumière.

La baie en fleur, le petit bois,

La ferme et la fermière !

Si Dieu, comme notre curé

Au prône le répète, Paie un bienfait ( même égaré ) ,

Ah! qu'il sonue à ma dette.

Qu'il prodigue au vallon les fleurs,

La joie à la chaumière.

Et garde des vents et des pleurs

La ferme et la fermière !

Chaque hiver qu'un groupe d'enfants

A son fuseau sourie, Comme les anges aux fils blancs

De la vierge Marie ; Que tous, par la main, pas à pas,

Guidant un petit frère, Réjouissent de leurs ébats

La ferme et la fermière

m LA FERMIERE.

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