U LA SOEUR DU TASSE
Oui. ce que vous faisiez, votre image le fait : Par le mécliant qui règne et le sot qui prospère Coudoyé, si je pleure et si je désespère, tUe est là : son souris me défend de pleurer ; Son œil ardent de foi m'ordonne d"esperer.
Oh î le siècle entendra les chants que je lui livre ;
Il n'aura pas ouvert ma tombe avant mon livre ;
Ce livre, proclamant votre sainte amitié,
D'un avenir conquis vous promet la moitié ;
Et quand, sur nos tombeaux, relu par des voix tendres,
Voix de sœurs ou d'amants, il remùra nos cendres ;
Nos spectres enlacés voltigeront près d'eux ;
Nous ne ferons, ma sœur, qu une gloire a nous deux!
La gloire!... en répétant C3 mot vide et sonore,
Il sourit de pitié ; puis, d'espérance encore ;
11 s'endormit, rêvant bonheur et gloire, mais
L'une arriva bien tard, l'autre ne vint jamais.
Quand il revit Sorrente, et, sur la plage verte,
La villa tant aimée, il la trouva déserte.
Au vent de ses destins, alors de cour en cour,
De prison en prison il tomba -, puis, un jour,
Le pauvre fou sentit, dans la ville papale,
Une doucl>e de fleurs inonder son front pale.
« Pour qui donc cette pompe et ce peuple à genoux ? »
Disait-il, et chacun lui répondait : « Pour vous !
Pour vous Pvome est en fête, et son prince en étole
Avec les saintes clés ouvre le Capitole -,
Pour vous il s'illumine, et ses joyeux échos