J22 A MES CHANSONS
Silr de trouver, de retour à la ferme, Un doux accueil, du pain blanc et du lait
Avec le pâtre au ravin j'allais boire, ^l'inspirant là, pauvre et gai, j'y vécus; Fontaine aux vers, quel conte dérisoire Ta fait nommer la fontaine aux écus ?
Je n'eus jamais ce qu'a la boulangère; Mais quand l'amour me caressait alors , S'il étrei^nait une bourse légère, Il sentait battre un cœur plein de trésors.
Trésors perdus! la semence divine Que j'étalais, vaniteux possesseur, S'est envolée, et rien n'a pris racine. Et cependant je vous disais : ^Nla sœur.
Un beau laurier sur votre front d'ivoire Remplacera la rose du buisson.
Je le disais, et mon rêve de gloire A, comme tout, fini par des cbansons.
Au Val-Bénit, partez, fils de ma muse ! A peine éclos, c'est la qu'il faut aller, Partez sans moi, vous direz pour excuse ; > Il n'a pas, lui, d'ailes pour s'envoler. »