‹ Le myosotisChapitre 11 sur 52 · DIX-HUIT ANS · texte numérisé non relu

DIX-HUIT ANS

J'ai dix-huil ans : loiil chan;;e, et l'Kspérance Vers riiorizoïi me conduit par la main. Kncore un jour à traîner ma soudrance, Ht le bonheur me sourira demain. Je vois déjà croître pour ma couronne (Quelques lauriers dans les fleurs du printemps; C'est un délire... Ah ! qu'on me le pardonne: J'ai dix-huit ans!

J'aime Provins, j'aime ces vieilles tombes Où les Amours vont chercher des abris ; Ces murs déserts cju'hahitent les colombes, Et dont mes pas font trembler les débris. Là, je m'assieds, rêveur, et dans l'espace Je suis des yeux les nuages flottants, L'oiseau qui vole et la femme qui passe : J'ai dix-huit ans !

Bercez-moi donc, A rêves pleins de charmes, Rêves d'amour... xVIais l'aquilon des mers A jusqu'à moi porté le bruit des armes, La Cîrèce appelle en secouant ses lérs.

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