II
Il4 Le MYOSOTIS
Quoi 1 vous épelez, incertaine, Même un chapitre de roman ; Attendez-vous la soixantaine Pour savoir lire couramment Les petits vers de votre amant ?
Mais que demande ce sourire ?
Pourquoi ce bras nu qui m'attire ?
Finissez, Rose, finissez :
Est-ce dans mes yeux qu'il faut lire ? Finissez, Rose, finissez :
Je suis le maître, obéissez.
La grammaire vous effarouche.
Et j'entends rire à mon côté Lorsque les S dans votre bouche Usurpent la place des T :
Quel soufilet pour ma vanité !
Mais cette bouche que j'accuse Veut se défendre par la ruse.
Finissez, Rose, finissez :
Un baiser n'est pas une excuse !
Finissez, Rose, finissez :
Je suis le maître, obéissez.
Hélas 1 elle est encor maîtresse ;
Le livre échappe de sa main :
Il tombe, et s'effeuille... Ah 1 traîtresse,
Vous le foulez avec dédain.
Vous triomphez, mais c'est en vain.
l'écolière 115
Ne pas céder est mon système ; Passons au chapitre deuxième.
Vite, vite, recommencez, (Dût la leçon finir de même!) Vite, vite, recommencez :
Je suis le maître, obéissez.
'^m^^<ê?mfm^^
1 L dort sous des ombrages verts
Quand la Liberté le rappelle ;
Il dort, le poète, infidèle
A ces captifs qui, dans les fers,
Attendaient l'aumône d'un vers.
Et pas de lyres qui les plaignent,
Pas un Blondel pour soulager
Tous ces Cœurs de Lion qui saignent !.
Ah I Dieul si j'étais Bérangerl