‹ Le Mystère d'AgadirChapitre 102 sur 216 · LA CAPITULATION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

LA CAPITULATION FRANÇAISE

Cette fermeté devait être, hélas ! sans lendemain. Faut-il penser que le désir, à l'issue de la conférence d'Algésiras, de marquer au gouvernement britannique l'étendue de notre gratitude ait primé dans l'esprit de nos ministres tout autre considération ? Peut-être. Il est, d'autre part, incontestable que le gouvernement français a été impressionné par la féroce campagne menée, à Paris plus encore qu'à Londres, contre le régime de notre Congo, contre tous ceux, hommes privés ou hommes publies, qui avaient charge de l'appliquer. Cette attaque, sous le feu de l'ennemi, désarmait nos ministres. Ils en venaient, comme dans la question allemande1, à oublier qu'il ne s'agissait point seulement d'intérêts privés, mais aussi et surtout d'intérêts publics, qu'il y avait une doctrine politique française à défendre et que cette doctrine ne pouvait être défendue qu'à condition d'être acceptée et soutenue tout entière et d'inspirer constamment l'action de notre diplomatie. Dès lors que les concessions étaient en cause, il semblait que l'affaire devint suspecte et, par là, l'étrange violence de quelques-uns compromettait la cause nationale si vaillamment sau-

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