‹ Le Mystère d'AgadirChapitre 104 sur 216 · Voir ci-dessus page · texte numérisé non relu

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Il semble en effet, bien qu'aucune autre trace ne s'en trouve dans les dossiers français, que le gouvernement français eût négocié avec le gouvernement britannique cette étrange transaction : car dès le 4 mars 1903, un fonctionnaire du Foreign Office avait avisé les maisons Holt, Hatton et Cookson qu'il allait être sursis, en raison des négociations en cours, à toutes les instances1.

4 mars 1903.

Messieurs,

En référence à votre lettre du 24 courant et vos correspondances précédentes concernant la procédure à adopter pour obtenir un sursis dans les actions encore pendantes contre vous dans le Congo français, je suis dirigé par le marquis de Lansdowne à vous transmettre les extraits annexés du rapport fait sur ce sujet à l'ambassade de Sa Majesté à Paris.

L'ambassadeur de Sa Majesté a été dirigé à exprimer au gouvernement français l'espoir conçu par le gouvernement de Sa Majesté que le procureur de la République va prêter son appui à la demande qui doit être faite à la Cour de Libreville par votre agent et celui de MM. Hatton et Cookson pour un sursis dans toutes les actions en cours en attendant l'interprétation des négociations pendantes entre les gouvernements anglais et français sur la signification véritable de l'article 5 de l'acte de Berlin (1885). En accordance, j'ai à suggérer que les ordres seront donnés à votre agent de Libreville de faire une application à la Cour à cet effet.

La présente lettre servira comme lettre officielle du Foreign Office avec laquelle, d'après l'avis donné à l'ambassadeur de Sa Majesté, vous serez muni en ordre à justifier à la Cour l'existence des négociations entre les deux gouvernements.

Veuillez agréer

Traduction certifiée conforme.

Libreville le 6 mai 1903.

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