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LE CONSORTIUM CONGOLAIS

I. — La Négociation du Consortium. — M. Pichonet le baron de Lancken. — Une application de l'accord de 1909. — Avantage général. — Avantages locaux. — La fin de dix ans de conflit. — La frontière garantie. — La défense du régime de 1899.

— Lp vœu de la commission des Affaires extérieures. — Satisfaction donnée à l'Angleterre. — Adhésion de la Compagnie N'Goko-Sangha. — Consortium et indemnité. — Les décisions du gouvernement. — Une négociation officielle. — Approbation de M. Jules Cambon. — Les conférences de Berlin. — Approbation du quai d'Orsay. — Les conférences de Paris. — Un exposé de MM. Pichon et Trouillot. — L'accord conclu.

IL — Les Dangers du Temps Perdu. — L'obstruction des Colonies. — La commission des concessions. — Une commission qui ne veut pas siéger. — Nouvelles objections. — Six mois perdus.

— Le mécontentement allemand. — Nouvelles demandes allemandes. — M. Jules Cambon sollicite un délai. — Les statuts modifiés. — Les conférences de décembre 1910. — L'accord signé par MM. Pichon et de Schoen.

III. — L'Échec du Consortium. — La campagne des Ligues de protection. — Ses raisons. — Les circonstances politiques.

— Les socialistes et les colonies. — Les radicaux et M. Briand.

— Un ministère fatigué. — Les insinuations de la presse. — A la Commission du budget. — Un travail bien fait. — Un rapporteur qui cache les textes. • — Les témoignages supprimés. — La lumière sous le boisseau. — L'audition des ministres. — De la résistance à la peur. — La déclaration ministérielle du 25 janvier 1911. — Sa valeur juridique. — Sa valeur politique. — La chute du ministère. — Le cabinet Monis et le consortium. — Abandon du projet. — Discours de M. Caillaux. — Un avertissement du quai d'Orsay. — Le jugement du Sénat. — Les bénéfices anglais. — La N'Goko-Sangha écrasée. — Une concession qui meurt. — Les cent mille francs de M. Morel.

IV. — Conclusion. — Succès complet de la campagne anglo-française. — La politique intérieure et la politique extérieure. — De l'opposition au pouvoir. — La France qui paye.

Le consortium congolais, constitué sous le contrôle direct des deux gouvernements, avec quelques retards imputables à la France, a succombé, à peine né, aux coups coalisés des adversaires habituels des concessionnaires et des adversaires momentanés du ministère. Cet échec a confirmé le triomphe des réclamations anglaises si vivement défendues en France depuis 1905. Il a, d'autre part, hâté la chute du cabinet Briand. Rarement, la politique intérieure et les intérêts particuliers étrangers ont aussi directement influé sur notre politique extérieure.

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