Voir ci-dessus, page
allemand projeté. Ce lien apparaît avec clarté à la lecture de la lettre en question :
J'ai reçu de M. Paul Deschanel, président de la Commission des Affaires extérieures et coloniales de la Chambre des Députés, une lettre par laquelle il me demande de communiquer à la commission le résultat des négociations engagées au sujet des réclamations de la compagnie française N'Goko-Sangha, réclamations dont la commission, par un vote en date du 21 décembre 1908, a reconnu le bien-fondé.
Depuis que cette lettre m'est parvenue, j'ai eu l'occasion de m'entretenir incidemment de la question avec le chargé d'affaires d'Allemagne à Paris, Il est résulté pour moi de cette conversation que la transmission à Berlin du dossier de la Compagnie ne pourrait avoir d'autre effet que de réveiller inutilement des polémiques aujourd'hui apaisées.
Nous nous sommes, d'autre part, trouvés d'accord, le baron de Lancken et moi, pour souhaiter que les incidents qui se sont produits naguère, sur la frontière franco-allemande Congo-Cameroun, fussent évités dans l'avenir, les nationaux des deux pays devant s'inspirer, etc., *.
Je vous serais reconnaissant de vouloir bien me faire connaître si vous seriez favorable à cette combinaison et par quels moyens pratiques elle vous paraîtrait devoir être réalisée, en admettant que la compagnie française de la N'Goko-Sangha qui, par suite de sa situation géographique, se trouverait qualifiée pour traiter avec les compagnies allemandes, fût disposée à s'y prêter.
J'attacherais du prix à être informé le plus tôt possible de votre manière de voir à ce sujet.
D'autre part, si cette négociation s'engageait, le gouvernement, pour la première fois, serait en mesure de demander aux concessionnaires français, moyennant compensation, de renoncer à leur droit contre les maisons anglaises. On a vu combien la réclamation de MM. Holt, Hatton et Cookson avait donné de souci au ministère