‹ Le Mystère d'AgadirChapitre 118 sur 216 · Voir ci-dessus, page · texte numérisé non relu

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des Affaires étrangères. On a vu quel conflit elle avait provoqué entre ce département et celui des Colonies; comment enfin, malgré une forte pression, il avait été constaté que rien ne pouvait forcer les concessionnaires à consentir mainlevée de la saisie-arrêt de 603.000 francs légalement obtenue par eux contre leurs concurrents anglais. La question passant du domaine du droit dans celui du fait, rien ne s'opposait au contraire à concevoir un arrangement auquel M. Pichon attachait la plus grande importance. De cette importance, on a trouvé la preuve dans ses dépêches de 1907 et 1908 comme dans celles de MM. Paul Cambon et Louis Renault1. On la trouve également dans la dépêche suivante que le ministre des Affaires étrangères adressa au ministre des Colonies, dès que furent engagées les négociations en vue d'un consortium franco-allemand avec les concessionnaires, — à la date du 26 février 1910.

L'ambassadeur de la Grande-Bretagne, ayant appris que votre administration accepte d'accorder à la N'Goko-Sangha une compensation pour les troubles que cette société a subis du fait des traitants étrangers dans la jouissance de sa concession, vient de me demander si la N'Goko-Sangha se trouvera ainsi, aux yeux du gouvernement français, désintéressée dans s<>n litige avec les maisons H oit et Hatton et Cookson.

Sir Francis Bertie estime que l'octroi de cette compensation pourrait tout naturellement entraîner l'interruption de l'action judiciaire engagée par la N'Goko-Sangha et faire tomber la saisie arrêt pratiquée sur une partie des sommes dues aux maisons anglaises en vertu de l'arrangement de 1906.

Je m'empresse de vous saisir de cette question. 1 J'ignore, pour ma part, si les maisons anglaises poursuivies comptent arguer devant nos tribunaux de l'irrégularité des titres conférés aux demandeurs par leur acte de concession. Mais, au cas où les maisons anglaises viendraient à être condamnées par

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