VEILLE DE CRISE
Deux craintes dominaient le gouvernement français : la crainte que l'Allemagne ne réclamât la révision de l'acte d'Algésiras, la crainte qu'elle ne prétendît obtenir au Maroc des avantages territoriaux. Pour échapper à cette menace, un seul moyen : maintenir le gouvernement allemand sur ce terrain de l'accord de 1909 dont il semblait qu'il voulût s'évader; poursuivre, ranimer, si possible, ces conversations économiques trop négli-