‹ Le Mystère d'AgadirChapitre 143 sur 216 · LA NEGOCIATION INUTILE · texte numérisé non relu

LA NEGOCIATION INUTILE

I. — Agadir. — La communication allemande du 1er juillet. — Commentaire des ambassadeurs allemands. — La surprise et les hypothèses. — Le débarquement à Agadir. — Le partage du Maroc. — ■ Les visées allemandes sur le Sous. — Les délibérations du gouvernement français. — Conversation anglofranco-russe. — Pas d'envoi de croiseur au Maroc. — L'opinion européenne. — M. de Schoen parle du Congo.

IL — Le Contact. — La question des compensations. — Les compensations orientales. — M. Caillaux et M. de Gwinner. — Les compensations congolaises. — Précédents et motifs allemands. — -La question de la conférence. — La question de la négociation collective. — Les erreurs de manœuvre de M. de Selves. — • Leurs conséquences. — L'oubli de l'Europe et du sultan. — - Le manque de programme marocain. — Une négociation « à la suite ». — La première conversation de MM. de Kiderlen et Cambon. — Les exigences congolaises de l'Allemagne. — Les offres congolaises de la France. — Le Maroc à la cantonade.

? — L'erreur commise.

III. — L'Intervention Anglaise. — Les craintes de l'Angleterre. — Pas d'Allemands au Maroc. — Les questions de sir Edward Grey. — Le silence allemand. — Les subtilités du comte Wolfï Metternich. — La résolution britannique. — Le discours de M. Lloyd George. — La colère allemande. — La capitulation allemande. — La transaction. — Le discours de M. Asquith. — Les conséquences. — Maroc fermé, Congo ouvert. — Conclusions à en tirer pour la France.

IV. ■ — A Rebours. ■ — L'aveuglement français. — On continue à parler Congo. ■ — M. de Kiderlen, la mer et les fleuves. — Les offres françaises. — La dépêche française du 2 août. — Le malentendu Selves-Cambon. — L'accès au Congo accordé. — La question du Gabon. — La question de l'Alima. — Les suggestions allemandes à Paris. ■ — Le refus de M. Caillaux. — M. Pietri à Berlin. — Le Togo. — Le Maroc imprécis. — « Situation grave ». — L'interruption du 17 août.

V. — Conclusion. — Six semaines perdues. — Résultats nuLs. — L'état d'esprit de M. de Selves. — Sa correspondance avec M. Caillaux. — M. de Selves et M. Cambon. — Le débarquement redouté. — Le défaut de coordination.

La négociation franco-allemande a duré du 1er juillet au 4 novembre 1911. Pendant une première période du 1er juillet au 17 août, elle a été, pour notre pays, stérile et nuisible. Le seul résultat utile de cette première période a été, à la fin de juillet, d'obtenir l'assurance définitive que l'Allemagne ne poursuivait pas au Maroc de desseins territoriaux.

Cette certitude due à l'opportune intervention du gouvernement britannique n'a d'ailleurs pas été utilisée par la France dans les trois semaines qui ont suivi et le 17 août l'on pouvait constater que la négociation mal menée n'avait qu'affaibli notre position au Congo sans la fortifier au Maroc.

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