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p<jui' la première fois le nom de Congo a été prononcé. Il s'agissait de savoir si ce n'était pas au Congo que nous pouvions être dédommagés 1.
Il était au surplus explicable que le choix de l'Allemagne se fût porté sur le Congo plutôt que sur toute autre colonie française. Les déceptions rencontrées par elle àTsingtau Pavaient détournée des colonies asiatiques. Elle désirait d'ailleurs ne pas s'engager sur un terrain où elle pût rencontrer l'opposition du Japon. Elle tenait d'autre part à ce que l'Angleterre ne fût pas amenée à formuler d'objections personnelles et, à cet égard, l'Afrique équatoriale donnait toutes garanties. Enfin faut-il rappeler que les faiblesses de notre administration coloniale et de notre diplomatie avaient permis à l'Allemagne pendant près de dix ans d'occuper indûment plus de trois millions d'hectares du Congo français, en y installant non seulement ses commerçants, mais aussi ses fonctionnaires, en faisant de notre colonie, suivant l'expression du capitaine Cottes, « un prolongement administratif et économique du Cameroun 2 ? » La demande de M. de Schoen était donc facile à comprendre et, si pénible fût-elle, on ne pouvait la considérer comme contraire aux vraisemblances.
Pouvions-nous éviter du moins de céder directement et recourir, au moyen d'une conférence, à l'intervention de l'Europe? On a vu que, dès le 2 juillet, la Russie avait exprimé l'opinion qu'une conférence ne servirait à rien. Cette opinion était juste au fond, car une conférence acceptée par l'Allemagne aurait eu nécessairement