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ambigu de l'accord de 1909 qu'il nous offre et qu'il nous offre, rappelons-le, après avoir, dès le 9, réclamé des satisfactions au Congo. La formule même qu'il emploie est révélatrice : il s'agirait de reconnaître à la France « l'autorité nécessaire pour préserver le Maroc de l'anarchie ». Qui serait juge de l'anarchie justifiant l'emploi de l'autorité? L'Allemagne, de même que, sur la base de l'accord de 1909, elle avait été juge de notre intérêt à la consolidation de l'ordre. C'était inacceptable. M. de Kiderlen posait en outre deux conditions, l'adhésion des puissances et des garanties pour la métallurgie allemande. Ainsi reparaissait toute la terminologie de 1909 avec les mêmes risques, la nécessité de solliciter l'adhésion des tiers pour une solution médiocre, la résurrection peut-être, sous prétexte de garanties minières, des projets antérieurs de condominium, de zones, de partages l. Même sans savoir le prix demandé au Congo, c'était inacceptable. Tout prix, si modeste fut-il, devait être en effet excessif, dès lors que le problème marocain ne serait pas radicalement vidé dans le sens du protectorat.
Tel est, ou tel devrait être, à ce moment, l'avis du ministre des Affaires étrangères. Cependant dans sa communication suivante en date du 14 juillet, — celle, dans laquelle pour la première fois il acceptera le principe des cessions au Congo — il se borne à demander des précisions sur le Maroc. Ces précisions, qu'il devrait fournir à notre ambassadeur en forme catégorique, par un programme complet et ferme qui, dans le contrat, constituera notre gain, il invite M. Cambon à les obtenir de