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résolu et, dès le début de juillet, il résolut de dissiper l'équivoque. Le 12 juillet, sir Edward Goschen, ambassadeur d'Angleterre à Berlin, posa nettement la question à M. de Kiderlen qui répondit :
— Nous ne cherchons pas à engager une conversation à trois dont l'Angleterre serait exclue.
Sur le caractère de la solution, M. de Kiderlen ne fournit en revanche aucune explication. Le 20 juillet, sir Edward Grey apprit de M. Paul Cambon et de sir Francis Bertie « l'étendue des demandes congolaises de l'Allemagne » et, convaincu, d'une part que la France n'y pourrait pas souscrire, d'autre part que l'Allemagne se rendait compte de cette impossibilité, il en conclut que ces exigences outrées n'étaient qu'une feinte destinée à préparer pour la suite un partage du Maroc. En conséquence, le 21 juillet, il convoqua le comte Wolff Metternich et lui dit :
— Si les négociations avec la France échouent, il en résultera une situation très embarrassante. Que font les Allemands à Agadir? Le bruit court qu'ils ont débarqué, acheté des concessions ; en sorte qu'il est maintenant possible de croire qu'ils y auraient hissé le pavillon allemand. Or Agadir est le port le plus convenable de toute la côte pour l'installation d'une base navale1.
A cette interrogation directe , le comte Wolff Metternich ne répondit pas plus nettement que M. de Kiderlen n'avait fait à la question de sir Edward Goschen. Il se borna à déclarer2 :
Nous n'avons pas la moindre intention de léser les droits ou les intérêts de l'Angleterre. Je ne puis pas admettre que l'envoi d'un bâtiment à Agadir ait pu avoir ce résultat. Je vous ai fait connaître