‹ Le Mystère d'AgadirChapitre 178 sur 216 · Sénat, 10 février 1912. M. Poincaré · texte numérisé non relu

Sénat, 10 février 1912. M. Poincaré

En résumé, tout le monde admettant que la France avait besoin d'être maîtresse du Maroc, il est évident que nous devions être amenés à le payer à l'Allemagne comme nous l'avions payé à d'autres puissances et que les circonstances ne nous permettaient pas de payer ce prix autrement qu'en territoires. Il est évident que cette liquidation s'imposait, parce que ni l'acte d'Algésiras, ni l'accord de 1909, ne constituaient pour nous un régime habitable. Il est évident que, si les choses fussent restées ou revenues au point où elles en étaient en 1911, la France se fût heurtée, au Maroc, à d'inextricables difficultés. Il est évident, enfin, que nos alliés et nos amis en ont ainsi jugé. Il était donc légitime et opportun de traiter avec l'Allemagne sur la base d'une compensation qui donnât à la France le protectorat du Maroc.

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