Voir ci-Jessous, pages 53 et suivantes
Chambres la responsabilité du gouvernement)) P1 C'était un gros risque à courir.
Par contre, il était difficile d'écarter purement et simplement la proposition allemande. C'eût été, sitôt après l'accord de 1909, en proclamer la faillite. On conçoit donc l'embarras de M. Pichon. Cet embarras se trahit d'abord par la lenteur de sa réponse : le gouvernement allemand avait sollicité le 2 juin une réponse « dans le plus bref délai ». Or c'est seulement le 14 octobre 1909 que le gouvernement français répondit à la communication allemande du 2 juin précédent. Si lents que soient les bureaux, un tel retard révélait autre chose que de la négligence. Cet embarras'apparut ensuite dans le texte même de la note qui, après ce long délai, fut remise à l'Allemagne. Sans dire non, en disant oui au contraire la plupart du temps, cette note esquivait les difficultés essentielles et réservait visiblement, par ces prétentions, un moyen de se dérober ultérieurement : demi-mesure, trouble et ambiguë, mauvaise comme toutes les demi-mesures et qui aggravait par l'équivoque finale l'inconvénient de l'hésitation préalable.
Ce document, avec un soin voulu, énumérait d'abord tous les points secondaires sur lesquels on était d'accord. En premier lieu, le gouvernement français tient à donner au gouvernement impérial les satisfactions immédiates que réclament les nationaux allemands. Il annonce qu'il s'est employé (grâce au concours du Crédit Foncier et Agricole d'Algérie et de Tunisie) 2 à faciliter le paiement anticipé, fort peu justifié en droit, de la créance Renschhausen. Il ajoute à deux reprises que