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Commission sénatoriale, séance du 26 décembre

sait la Moulouya, on recourût pour le tronçon Moulouya- Fez à l'adjudication. Le 22 février, dans un télégramme à M. Cambon, le ministre exposait qu'il croyait, sur ces bases, l'accord possible et même certain1.

Les propositions françaises ont été résumées comme il suit dans l'une des notes remises par le ministère des Affaires étrangères à la commission sénatoriale.

1° La ligne de Casablanca-Settat sera construite par le génie militaire, employant un entrepreneur qui s'entendra avec laSociéié Marocaine de Travaux publics.

2° La ligne Oudjda-Moulouya sera construite par le génie militaire qui en confiera l'exécution à la Société Marocaine.

3° Pour les prolongements éventuels de cette dernière ligne, M. Cambon devra s'efforcer d'obtenir qu'aucune Société allemande ne fasse concurrence, dans les adjudications à la compagnie Marocaine de Travaux publics.

Cet accord pourtant, n'était pas aussi sûr que le croyait M. Pichon: car, le 2 mars, répondant à la communication que lui avait faite M. Jules Cambon en exécution des instructions du 22 février, M. de Kiderlen nous remettait un projet d'accord qui s'écartait sur des points importants des propositions françaises. D'une part, il demandait divers avantages dont il n'avait pas été question jusqu'alors. Ensuite, prenant fort habilement occasion de la demande formulée en février par M. Pichon, — exclusion des concurrents allemands pour la section Oudjda-Moulouya, — il généralisait cette clause et proposait que, pour tous les chemins de fer à construire par la suite, les deux gouvernements prissent l'engagement d'interdire à leurs nationaux d'entrer en compétition avec la Société Marocaine de Travaux publics. En d'autres ter-

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