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tion d'admettre dans les affaires qu'elle constituerait du personnel étranger. Par contre, la rédaction de la lettre explicative annexée à l'accord du 8 février 1909, et dont nous avons signalé la fâcheuse ambiguïté, justifiait, en quelque mesure, la demande allemande. S'il était entendu que les postes de directeurs devaient être réservés à des Français, on pouvait soutenir a contrario que cette obligation n'existait point pour les autres employés. Toutefois, dans la pratique, comment concevoir un directeur qui ne fût pas maître de son personnel et de tout son personnel ?
— L'exploitation, déclara M. Jules Cambon, fait partie de la direction politique et cette direction nous appartient en vertu de l'accord de 1909.
M. Gaillaux, ministre des Finances, ajouta dans le même sens :
— Nous ne voulons pas au Maroc de chefs de gare allemands.
Il fut donc décidé que la réponse due à M. de Kiderlen serait nettement négative. Toutefois, on se préoccupa de donner à ce refus une forme qui n'eût pas l'apparence d'une rupture. Car, à ce moment, l'état général des rapports franco-allemands n'était pas tout à fait rassurant. Aux échecs antérieurs de la collaboration marocaine, — échec de l'Union des Mines imputable à l'Allemagne, échec de la Société Marocaine imputable à la France, — venait de s'ajouter, huit jours plus tôt, le 30 mars, la répudiation pure et simple par le cabinet Monis du consortium congolais négocié depuis 1909 par M. Pichon et le baron de Schoen1. En outre, la mol-