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l'ambassadeur de France s'en fut chez M. Zimmermann, sous-secrétaire d'État et lui exprima le désir de poursuivre avec lui la négociation. M. Zimmermann se déroba en répondant que M. de Kiderlen s'était réservé le sujet. Le 11 juin, M. Jules Cambon, reçu par le chancelier, lui confirma qu'il était prêt à continuer les pourparlers. M. de Bethmann Hollweg lui dit :
— Allez donc à Kissingen, vous y verrez Kiderlen1. Le 20 juin, enfin, conformément aux instructions qu'il
avait reçues de M. Cruppi, M. Cambon dit au secrétaire d'État :
— La négociation sur les chemins de fer est une de celles que nous devons terminer.
M. de Kiderlen ne releva pas l'allusion. Le parti pris de l'Allemagne de ne plus causer n'était désormais plus douteux2 et ce troisième échec consacrait la faillite de la collaboration économique envisagée en 1909. L'association des intérêts, au Maroc du moins, passait du domaine des faits dans celui des chimères.