‹ Le Mystère d'AgadirChapitre 41 sur 216 · Livre Jaune, n° 5, page · texte numérisé non relu

Livre Jaune, n° 5, page

suffire, ni aux nécessités, ni aux possibilités du lendemain.

Ces instructions pourtant, envoyées avant l'accord, ne furent pas modifiées après sa signature. C'est sur leur base que, jusqu'à la fin de février 1909, M. Regnault négocia à Fez. C'est sur leur base qu'il traita le 14 et le 23 mars suivants. C'est sur leur base enfin, qu'un an plus tard, en mars 1910, M. Pichon conclut l'accord définitif. Bien reçu par Moulay-Hafid, notre ministre avait dû cependant subir ses récriminations. Le sultan réclamait l'évacuation de la Chaouïa. Il exprimait son regret d'avoir ratifié les accords franco-marocains relatifs à la région frontière de l'Algérie x et, de là aussi, il souhaitait nous voir partir. Quand, le 12 février, il apprit la signature du traité franco-allemand du 8, il ne parut pas en discerner la portée et rien, dans les documents officiels, ne permet de croire que M. Regnault la lui ait fortement fait sentir2. Les conversations se poursuivirent, comme si aucun changement ne s'était produit de décembre 1908 à mars 1909. Et les projets d'accords arrêtés à la fin de mars ne trahirent par aucun signe que, depuis les instructions du 28 décembre, la position de la France dans l'empire chérifien se fût sensiblement améliorée. Dans l'un et dans l'autre, il n'était question que de notre mort, c'est à savoir des conditions dans lesquelles nous évacuerions, soit l'ouest, soit l'est du territoire marocain. De ce que nous offrions ou de ce que nous demandions au sultan pour traduire en actes cette étroite action commune que rendait possible et

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