‹ Le Mystère d'AgadirChapitre 42 sur 216 · Livre Jaune n° 5, page · texte numérisé non relu

Livre Jaune n° 5, page

indispensable l'accord du 8 février, pas un mot. Il semblait ainsi que le seul point du monde où cet accord passât inaperçu fût précisément celui où il aurait dû produire le maximum d'effet.

Le premier des deux projets 1 posait deux principes: évacuation ultérieure de la Chaouïa et diminution immédiate de l'effectif de tous nos postes. Le makhzen prendrait possession des installations diverses créées par le corps d'occupation, l'exploitation restant française sous son autorité — ■ ce contre remboursement. L'amende imposée aux tribus serait perçue par les caïds, — même sur les censaux, à condition que les censaux de toutes nationalités y fussent soumis, — et affectée aux travaux du port de Casablanca. Les goums formés par nous feraient retour au makhzen. Le sultan reconnaissait sa dette de guerre. L'accord ne deviendrait exécutoire qu'après la conclusion à Paris d'un autre accord relatif à l'évacuation de Casablanca. Est-il besoin de signaler que toutes les clauses de cet arrangement étaient exclusivement favorables au sultan, l'avantage de la France n'étant représenté que par la possibilité qu'elle gardait d'en retarder indéfiniment la réalisation ?

L'accord relatif à la frontière était plus mauvais encore. Il portait en premier lieu que le gouvernement français évacuerait, dans les conditions ensuite indiquées, Oudjda, les Beni-Snassen, Bou-Anane et Bou- Denib. Cette rédaction, qui mettait ces quatre points, sur le même rang, constituait une grave imprudence car elle faisait table rase d'une des clauses les plus

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