‹ Le Mystère d'AgadirChapitre 69 sur 216 · Chambre des députés, 23 novembre · texte numérisé non relu

Chambre des députés, 23 novembre

2. Dans le môme discours, M. Ribot disait à propos de la politique marocaine des mois précédents :

« Cette politique, elle n'a pas été suivie avec assez de suite, ni surtout avec assez de vigueur. Voilà plusieurs mois que le colonel Mangin et le sultan lui-même demandent, l'un des instructeurs, l'autre de l'argent...

» Car la détresse de ce sultan est vraiment extrême, et l'arrangement financier que vous avez proposé ne résout pas la question. Elle est à reprendre si nous voulons que le sultan puisse vivre, puisse agir, dans notre intérêt aussi bien que dans le sien. Pour qu'il nous débarrasse de ce fardeau qui consisterait à faire nous-mêmes la police au Maroc, il faut lui en donner les moyens ; il faut lui donner des instructeurs ; il faut lui donner de l'argent. On a attendu plusieurs mois. »

lui ouvrait pas. La politique de 1911 n'a été en effet que la conséquence de celle de 1909. C'est pour n'avoir rien créé à Fez, — et évité par là des discussions à Paris — que nous avons dû marcher sur Fez. C'est l'insuffisance de notre action qui en a déterminé l'extension. Les possibilités inemployées ont eu pour contrepartie les initiatives forcées. Nous avons dû jouer la difficulté, parce que nous avions négligé l'occasion, faire trop pour avoir fait trop peu.

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