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LES ORIGINES ALLEMANDES DU CONSORTIUM CONGOLAIS

I. — Le Congo Sacrifié. — Les constatations de M. Lebrun. — Une colonie sacrifiée. — Manque d'argent et disette d'hommes.

— Le Congo inoccupé. — Une frontière ouverte. — L'invasion étrangère. — Les responsabilités de l'État vis-à-vis des concessionnaires. — Les responsabilités de l'État envers luimême. — Solidarité [de l'intérêt public et de l'intérêt privé

— Le devoir national.

IL — L'Invasion Allemande. — Trois millions d'hectares français occupés par les Allemands. — Les empiétements allemands de 1899 à 1905. — Les aveux des Allemands. — Les constatations du capitaine Cottes. — Confirmation des gouverneurs et des ministres. — Caractère de l'occupation allemande. — Commerce illégal et souveraineté usurpée. — Le préjudice subi par les concessionnaires. — Le préjudice subi par l'État. — • Encouragement aux convoitises allemandes. — Une suggestion de M. de Kuhlmann.

III. — L'Inertie Française. — Indemnité en terre à la N'Goko Sangha. — Inaction de l'État. — Propositions d'occupation du capitaine Cottes. — Affirmations ministérielles. — Le programme d'occupation non réalisé. — L'action diplomatique. — Les Colonies disent qu'elle s'exerce. — Les Affaires étrangères refusent de l'exercer. — M. Pichon et le procès de Hambourg. — La compagnie concessionnaire immobilisée. — L'intervention parlementaire. — Conclusions unanimes de la commission des Affaires extérieures. — Nécessité d'une transaction.

IV. — Conclusion. — Inertie coloniale. — Inertie diplomatique. — Dommages privés. — Dommages publics. — Conséquence de deux séries de fautes.

L'accord franco-allemand relatif au Maroc avait été signé le 8 février 1909. C'est le 15 mai suivant, c'est-àdire trois mois après sa conclusion, que les deux gouvernements envisagèrent la possibilité de l'étendre à d'autres terrains.

Plusieurs raisons expliquent cette extension. D'abord le désir légitime de montrer que la formule arrêtée le 8 février n'était pas seulement un expédient local, mais aussi un principe général d'action; ensuite le souci d'éviter que des conflits survenant sur d'autres points du monde ne troublassent le fonctionnement de l'accord ; enfin la situation créée au Congo par deux ordres de difficultés, les unes franco-allemandes, les autres franco-anglaises, dont l'évolution parallèle conduisait le gouvernement français à chercher la solution dans une transaction, qui, longtemps impossible, trouvait désormais au Maroc un précédent commode.

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