‹ Le Mystère d'AgadirChapitre 7 sur 216 · Voir notre ouvrage La Conférence d'Algésiras · texte numérisé non relu

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associée. Le jour où l'accord fut publié, M. de Léon y Castillo dans une déclaration publique, indiqua clairement son point de vue : « Le mandat, dit-il, que nous avons au Maroc nous conduira nécessairement à participer, sous une forme à préciser, à la conversation franco-allemande dont M. Pichon m'a communiqué le résultat1. » Les jours suivants, les représentants de l'Espagne à Paris et à Berlin insistèrent pour que leur pays fût introduit en tiers au débat. Leur insistance ne fût pas écoutée. Le 11 février, M. Allendesalazar, ministre des Affaires étrangères d'Espagne, interpellé aux Gortès, après avoir donné l'assurance que « les intérêts espagnols n'avaient pas besoin de nouvelles garanties pour être complètement définis et absolument sauvegardés », ajoutait :

En tout cas, si le gouvernement croyait opportun de traiter avec l'Allemagne sur cette matière, la porte est toujours ouverte pour négocier avec un gouvernement ami.

Cette porte, au contraire, se trouva fermée par la résolution de l'Allemagne et de la France de demeurer en tête à tête. On justifiait cette décision en remarquant que, pour signer un accord, il faut un désaccord à la base et que ce désaccord entre l'Espagne et l'Allemagne n'existait pas. L'Espagne n'en avait pas moins le sentiment d'être, contrairement aux précédents, tenue à l'écart et la France, en l'y tenant, désertait la méthode solidaire qu'à tort ou à raison elle avait jusqu'alors pratiquée.

Elle abandonnait également le terrain international

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