Le même au lieutenant gouverneur du Gabon, 31 août
Sur cet envahissement de la colonie française tout le monde est d'accord. D'abord les fonctionnaires et en premier lieu le commissaire général :
N° 99. — Capitaine Cottes à Brazzaville me communique les renseignements suivants : Il a fait évacuer plus de 35 factoreries allemandes installées en territoire français, abondamment pourvues de marchandises *,
Le commissaire général par intérim Fourneau précise le 4 août 1906 par un nouveau télégramme :
Au cours de son voyage de Libreville à la Sangha par le Haut- Congo, M. le capitaine Cottes, président de la Commission française de délimitation du sud Cameroun, vient de constater que les maisons allemandes et anglaises de la colonie voisine occupent en territoire français un très grand nombre de points dans la concession octroyée à la Société de la N'Goko Sangha, par leurs postes, factoreries ou firmes.
Une série de documents joints à cette communication, lettres, déclarations, schémas cartographiques, vous montrera que cette occupation inadmissible de notre colonie s'est développée dans des proportions très préjudiciables k nos intérêts '-.
Le lieutenant-gouverneur du Gabon n'est pas moins net le 7 septembre suivant et constate que l'administration française était incapable d'occuper la frontière.
La zone voisine de nos frontières du nord a été soumise à un véritable envahissement, non seulement de la part du commerce allemand, mais encore de celle des autorités coloniales du sud- Cameroun proprement dites.
Ces contestations officielles du président de la commission de délimitation, sont venues confirmer d'une façon saisissant o certaines plaintes formulées par des représentants de la société du Haut-Ogoué et de la compagnie de la N'Goko-Sangha à la suite de leurs premières tentatives de pénétration commerciale